Alejandro Ramírez, porte-parole du gouvernement local, a déclaré que l’afflux de migrants entrant à la nage nécessitait une réponse « exceptionnelle et immédiate » de l’État. Il a précisé que le gouvernement local, sous la direction de Juan Jesús Vivas, suit de près l’évolution de la situation, en restant en contact permanent avec la présidence du gouvernement espagnol ainsi que les ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de la Jeunesse et de l’Enfance. Mardi dernier, J-J. Vivas a également tenu une nouvelle réunion avec Miguel Ángel Pérez, délégué du gouvernement central à Sebta, pour examiner les derniers développements de cette crise.
Les autorités locales ont réclamé une accélération du transfert des migrants, qu’ils soient adultes ou mineurs, vers la péninsule espagnole, estimant que cela est devenu indispensable pour alléger la pression sur les centres d’accueil. Dans ce contexte, elles ont mis en garde contre une situation « extrêmement complexe » au Centre de séjour temporaire pour migrants, qui héberge déjà plus de 600 personnes, tandis qu’environ 500 autres attendent d’y être admises.
A. Ramírez a également évoqué la décision de la Cour suprême espagnole interdisant le renvoi des migrants arrivés par voie maritime. Il a indiqué qu’il était difficile d’établir une corrélation directe entre cette décision et l’augmentation des arrivées, la ville ayant déjà connu une situation similaire en août 2024. Cependant, il a souligné que cet arrêt avait un impact significatif sur Ceuta, appelant à réviser les règles juridiques pour freiner les tentatives d’entrée.

