La FMEJ a toutefois exprimé son espoir que la commission « défendra les valeurs d’intégrité, d’impartialité et de responsabilité, et s’efforcera de protéger le pluralisme, le dialogue et la coopération, afin de restaurer la confiance dans l’organe d’autorégulation et d’apaiser les tensions au sein du secteur ». Par la même occasion, elle a rappelé que l’une des missions de la commission était d’organiser les élections du CNP.
Le scrutin précédent s’est tenu « avec la participation de représentants des associations de journalistes et d’éditeurs choisis par leurs pairs, et non désignés par le pouvoir exécutif », souligne également l’instance, qui préconise de « surmonter les difficultés et les contraintes de la législation en vigueur, regagner la confiance de la profession, garantir l’intégrité et la neutralité », afin de « renforcer l’indépendance » du Conseil.
La commission temporaire devrait tenir sa première réunion lundi 27 juillet 2026, conformément au délai légal de dix jours suivant la publication de la loi au Bulletin officiel.
Dans un communiqué diffusé vendredi, l’installation des membres du comité intérimaire chargé de diriger le Conseil national de la presse a été officiellement annoncée. À la tête de cette nouvelle instance, on trouve Hassan Jaber, juge représentant le Conseil supérieur de la magistrature. Le comité est également composé d’Abdelghani Berdi, représentant du Conseil national des droits de l’Homme ; Mohamed Benkaddour, du Conseil économique, social et environnemental ; Abdelrahim Ariri, représentant des éditeurs de presse, et Yassine El Omari pour les journalistes professionnels, tous deux nommés par le chef du gouvernement.
Cette mise en place s’inscrit dans le cadre de la loi n°09.26, qui réorganise le Conseil national de la presse (CNP). Publiée au Bulletin officiel en juillet 2026, cette loi controversée a été adoptée par le Parlement en mai dernier, après la censure de plusieurs dispositions clés de la loi par la Cour constitutionnelle en janvier.

