Les signataires demandent au gouvernement de retirer l’accord de sécurité et militaire conclu avec les États-Unis et de le soumettre au Parlement pour qu’il soit annulé ou restreint, garantissant ainsi le respect de la souveraineté et le droit de l’opinion publique à connaître ces engagements.
Ils appellent également à préserver la neutralité des infrastructures stratégiques du pays — aéroports, ports et bases militaires — en interdisant leur usage pour toute opération militaire ou logistique. Tout en réaffirmant leur soutien à l’armée jordanienne et à sa doctrine historique tournée vers la défense de la patrie et des lieux saints face à l’ennemi sioniste, marqué du sceau du génocide, du déplacement forcé et de l’expansionnisme, les signataires insistent sur la nécessité pour la Jordanie d’adopter une politique de neutralité stricte afin de ne pas subir les conséquences d’un conflit auquel elle n’est pas partie prenante.
De même, ils ont souligné la nécessité pour leur pays d’éviter « les dangers d’un alignement sous le parapluie américain ».
Il convient de noter que cette déclaration intervient dans le contexte de la reprise par les États-Unis de leur agression contre l’Iran, en utilisant des bases américaines dans la région, notamment la base « Muwaffaq Salti » (également connue sous le nom de base d’Al-Azraq) en Jordanie.
À ce propos, une source informée a indiqué à l’agence Sputnik que la base « Muwaffaq Salti » a joué le rôle de « base régionale avancée pour les opérations militaires américaines dirigées contre l’Iran » lors de la récente agression américano-israélienne.
Par conséquent, le ciblage par Téhéran des bases américaines dans la région s’inscrit dans le cadre des ripostes à l’agression américaine visant le sud de l’Iran à partir de ces bases, agression qui a provoqué des crimes en Iran ayant fait des martyrs et des blessés parmi les citoyens, dont des femmes et des enfants.

