L’infrastructure s’étendra sur environ 6 900 kilomètres à travers 13 pays le long de la côte ouest africaine, lit-on dans un document d’évaluation de l’impact environnemental et social pour le tronçon marocain, dévoilé par Asharq Bloomberg. Le segment marocain représente 2 220 kilomètres, dont 1 830 terrestres et 390 maritimes, pour un coût total estimé à 25 milliards de dollars.
L’étude précise que la section marocaine comprendra quatre stations de compression près de Boujdour, Tan-Tan, Agadir et Safi. Ces points essentiels pour le réseau d’acheminement de gaz naturel rétablissent la pression sur de longues distances. Ils assurent ainsi la continuité et l’efficacité des flux. Les stations de compression seront établies à des intervalles de 300 à 320 kilomètres, adaptées à un gazoduc de 48 pouces de diamètre. Elles couvriront chacune environ 64 hectares, choisis près des ports et des réseaux de transport pour faciliter l’acheminement des équipements.
Le projet prévoit aussi deux stations de réception au Maroc. La première servira de point d’entrée pour le gaz venant de Mauritanie, via le tronçon offshore. La seconde sera le point terminal de la section terrestre, connectant le gazoduc au réseau Maghreb-Europe pour l’exportation vers les marchés européens.
L’étude prévoit également la mise en place de six camps temporaires le long du tracé marocain, incluant hébergements pour les travailleurs, aires de stockage et ateliers de maintenance. Ces camps couvriront environ 300 kilomètres du tracé, mobilisant 1 000 à 1 200 travailleurs pendant la construction. La priorité est donnée au recrutement local et aux programmes de formation spécialisés. En outre, la section offshore au Maroc s’étendra sur près de 390 kilomètres entre la frontière maritime mauritanienne et Dakhla, à des profondeurs de 15 à 100 mètres. Le gazoduc sera progressivement enfoui vers le littoral sur environ huit kilomètres, protégé par un revêtement en béton, un système anticorrosion, ainsi qu’une protection cathodique pour assurer stabilité et sécurité sur une durée d’exploitation estimée à 40 ans.
La construction du tronçon marocain devrait commencer après la décision finale d’investissement, attendue d’ici la fin de 2026. L’entrée en exploitation commerciale est prévue pour le deuxième trimestre 2031.

