Le secrétariat général du parti islamiste estime que « le véritable coupable dans cette affaire est un modèle de parti fondé sur le renforcement d’entités électoralistes douteuses, sans lien avec la politique et dépourvues des qualités politiques et morales requises pour représenter les citoyens et participer à la gestion des affaires publiques ». Son communiqué affirme s’adresser au parti « qui a conféré à ces individus des postes importants au sein de ses structures et de sa direction et les a soutenus en son nom ». Et rappelle « la responsabilité de l’instance nationale du parti de tirer les leçons et de désavouer ce modèle de fonctionnement politique ». La même source met en avant la nécessité d’« assainir l’action politique, de renforcer la crédibilité des institutions, de respecter la volonté des électeurs et de consacrer un travail politique et partisan intègre ».
L’instance du PJD appelle également les autres formations politiques à veiller au respect de « l’intégrité et l’équité du processus électoral» et à assumer leurs responsabilités dans « la protection du processus démocratique contre ces individus qui corrompent le processus électoral et érodent la confiance des citoyens dans l’action politique et les partis politiques ».
La chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Casablanca a condamné S. Naciri, ancien président du Wydad Athletic Club (WAC) et ex-député du PAM à dix ans de prison ferme. A. Bioui, ancien président du Conseil de la région de l’Oriental et lui aussi ex-membre du PAM, a écopé de douze ans de réclusion.

