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Séisme de forte magnitude au Venezuela : Le bilan provisoire fait état de 164 morts et 971 blessés

by Perspectives Med
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Séisme de forte magnitude au Venezuela : Le bilan provisoire fait état de 164 morts et 971 blessés

Plus tôt dans la journée, D. Rodriguez avait fait état de 32 morts et de plus de 700 blessés après les séismes de magnitudes 7,2 et 7,5 survenus mercredi soir, tout en avertissant que le nombre de victimes risquait d’augmenter.

Ces séismes figurent parmi les plus puissants ayant frappé le Venezuela depuis plus de 100 ans, les secousses ayant été ressenties sur une vaste partie du territoire.

Mercredi soir, D.Rodriguez a décrété l’état d’urgence national après que les séismes ont frappé la côte caraïbe nord du pays, provoquant d’importants dégâts matériels et entraînant des alertes au tsunami dans plusieurs régions.

Selon les estimations de l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS), il existe 42 % de probabilité que le bilan final se situe entre 10 000 et 100 000 morts. L’État de La Guaira, situé près de Caracas, est le plus durement touché par les séismes de magnitudes 7,2 et 7,5. La réplique est intervenue moins d’une minute plus tard, selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS). Alors que l’ampleur des destructions reste encore difficile à évaluer, de nombreux habitants dénoncent l’absence d’assistance des autorités et le manque d’informations officielles, dans un pays déjà fragilisé par des années de crise économique et institutionnelle.

Au lendemain du double séisme qui a secoué le pays, les habitants commencent à sortir d’une nuit d’angoisse. Pour beaucoup, il a été impossible de regagner leur domicile après les violentes secousses qui ont frappé le pays. À Caracas, de nombreux habitants ont passé la nuit dans leur voiture, dans des parcs ou sur des terrains de sport, craignant de nouvelles répliques.

La situation semble encore plus critique dans l’État de La Guaira, au nord de la capitale, où plusieurs immeubles se seraient effondrés selon des témoignages recueillis sur place. L’électricité, l’eau courante et les connexions internet sont interrompues dans plusieurs secteurs. Certains quartiers de la ville côtière auraient subi des destructions massives.

Dans un hôpital lui aussi endommagé par le séisme, les médecins continuent de prendre en charge les blessés à l’extérieur du bâtiment, selon le journal El Pais, faute de pouvoir utiliser certaines infrastructures. Des scènes de pillage d’appartements ont également été signalées. Mais ce qui revient le plus souvent dans les témoignages recueillis par RFI est le sentiment d’abandon. « On est conscient que ce que dit le gouvernement sur le soutien aux victimes n’est pas vrai, parce que le pays est déjà dans une situation très faible au niveau institutionnel, des hôpitaux, des médicaments ou encore des infrastructures », estime Louisa Berlioz, habitante de Caracas. « Dans les prochains jours, nous allons voir comment nous allons affronter cette situation. »

À l’exception de quelques élus locaux, comme le maire de Chacao qui informait les habitants à l’aide d’un mégaphone dans les rues, les autorités ont très peu communiqué dans les heures qui ont suivi la catastrophe. Aucune consigne officielle n’aurait été diffusée immédiatement après le séisme, notamment concernant les risques de répliques. Les réseaux sociaux sont rapidement devenus le principal moyen pour les habitants d’obtenir des informations et de prendre des nouvelles de leurs proches. Mais depuis plusieurs mois, les autorités vénézuéliennes ont restreint ou bloqué l’accès à plusieurs plateformes et médias en ligne, limitant fortement la circulation des informations. Pour l’opposition et plusieurs organisations de défense de la liberté de la presse comme Reporters sans frontières (RSF), ces restrictions prennent une dimension particulière dans le contexte d’une catastrophe naturelle, où l’accès rapide à l’information peut contribuer à sauver des vies. L’ONU a exhorté, jeudi, Caracas à lever les restrictions imposées aux réseaux sociaux, estimant qu’il s’agissait désormais d’une question de vie ou de mort. Alors que l’aide internationale commence progressivement à s’organiser, une grande partie des sinistrés reste, pour l’heure, livrée à elle-même.

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