Selon la même source, « cette coordination a enregistré des progrès significatifs grâce à l’action des unités conjointes déployées le long de la frontière », permettant notamment de réduire l’orpaillage illégal, le trafic de substances illicites et de stupéfiants, ainsi que l’immigration clandestine. Cette réunion intervient quelques semaines seulement après celle du 25 avril, tenue à Tindouf, au cours de laquelle les militaires des deux pays avaient convenu de « coordonner » leurs actions.
Des orpailleurs sahraouis avaient appelé, samedi, la direction du Polisario à intervenir auprès des autorités de Nouakchott afin de les autoriser à poursuivre leurs activités dans ce qu’ils présentent comme le « territoire de la république sahraouie ». Dans cette zone désertique située entre le nord de la Mauritanie et à l’est du dispositif de défense marocain, tous les trafics transfrontaliers ont connu un net essor au cours de ces dernières années.
A signaler aussi que Mohamed Yeslem Beissat, « ministre des Affaires étrangères » du Polisario a évité de répondre à une question concernant la demande américaine adressée aux autorités algériennes de démanteler des camps de Tindouf.
« La question des réfugiés sahraouis dans les camps de Tindouf est régie par le droit international humanitaire. Ce droit est bien défini et clairement établi. Les Sahraouis ont le droit de choisir librement où ils veulent aller et dans quelles conditions », a-t-il annoncé au quotidien El Español. C’est Christopher Landau, numéro deux de la diplomatie américaine, qui avait demandé en avril dernier au président algérien de procéder au démantèlement des camps. Abdelmadjid Tebboune avait alors réagi en proposant le transfert des populations sahraouies vers les zones situées à l’est du Mur des Sables, considérées par le Polisario comme des « territoires libérés ».
Les camps de Tindouf ne sont pas administrés ni par les Nations unies, ni par ses agences spécialisées mais placés, plutôt, sous l’autorité de l’armée algérienne et des milices du Polisario. Les deux parties continuent d’ignorer les demandes répétées du Conseil de sécurité de l’ONU, dans ses résolutions, concernant le recensement de la population qui y vit.
