Pertes dans la brigade Golani et intensification des opérations du Hezbollah au Sud-Liban
Le porte-parole de l’armée israélienne a annoncé, vendredi, la mort d’un soldat du 12e bataillon de la brigade Golani, abattu hier par un tir de mortier du Hezbollah au Sud-Liban. Le journal Maariv a rapporté que la veille jeudi, vers 22h00, des membres du Hezbollah ont tiré des obus de mortier sur une force israélienne. L’un des obus est tombé et a explosé à proximité d’une partie de l’unité, blessant le soldat. Ce dernier a reçu des soins médicaux sur place, mais a succombé à ses blessures peu de temps après.
Pour sa part, la Résistance islamique au Liban a annoncé l’exécution d’une série d’opérations ciblant les équipements et les véhicules de l’armée d’occupation israélienne à l’intérieur du territoire libanais, ainsi que l’interception d’avions de combat et de drones israéliens dans l’espace aérien du Sud-Liban, durant la période s’étendant de jeudi soir jusqu’à ce vendredi. Dans ses communiqués successifs, elle a déclaré avoir fait exploser un engin explosif au passage d’une force de l’armée d’occupation repérée alors qu’elle s’infiltrait vers la station de pompage d’eau, au nord de la localité de Taybeh. Après l’explosion, la force a été ciblée par des obus d’artillerie, causant des pertes confirmées et l’obligeant à se replier sous une épaisse couverture de tirs et de fumée, dont les hélicoptères ont profité pour évacuer les blessés.
Plus tard, la Résistance a ciblé, avec une salve de roquettes, une force israélienne tentant de se diriger vers Baydar al-Faq’ani, dans la localité de Taybeh. Et puis à Hadatha, les combattants de la Résistance ont repéré deux bulldozers israéliens de type « D9 » avançant en provenance du village de Rchaf. Ils ont fait exploser un premier engin au passage du premier bulldozer sur la route reliant les deux localités, avant de cibler le second bulldozer avec un autre engin alors qu’il tentait de poursuivre son avancée vers la zone d’Al-Baydar, à Hadatha.
La Résistance a souligné que l’aviation de l’occupation a ensuite mené un raid sur le second bulldozer, provoquant sa destruction et son embrasement. Toujours à Rchaf, les combattants de la Résistance ont visé, vendredi, un char Merkava à l’aide d’un drone d’assaut, atteignant sa cible avec succès. Comme ils ont annoncé avoir ciblé une force de l’armée d’occupation près de la position de Bayada (nouvellement établie) avec des salves de roquettes et des tirs d’artillerie. Un char Merkava, qui tentait de soutenir la force israélienne, a ensuite été visé par un missile guidé, lequel a atteint sa cible de plein fouet. Peu après, les combattants de la Résistance ont de nouveau frappé la même force avec une salve de roquettes. Et puis à Khiam, les combattants ont visé par des tirs d’artillerie trois engins de chantier de l’armée ennemie en pleine opération de nivellement.
Sur terre comme dans les airs, la Résistance islamique a déclaré avoir intercepté, jeudi à 15h00 et 18h30, des avions et des drones de l’armée israélienne dans l’espace aérien du Sud-Liban à l’aide de missiles sol-air. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre de la riposte de la Résistance islamique aux violations par l’occupation israélienne de la trêve temporaire annoncée par les États-Unis entre le Liban et l’occupation, ainsi qu’aux agressions visant les villages du Sud-Liban ayant fait des martyrs et des blessés parmi les civils, et face à la violation permanente de l’espace aérien libanais par ‘Israël’.
Entre-temps, le Média de guerre de la Résistance a diffusé, vendredi, les images de l’opération menée, le 8 mai 2026, ciblant la base de Shraga appartenant à l’armée de l’ennemi israélien, au sud de la colonie de Nahariya, avec des missiles qualitatifs.
Alerte de l’ONU : Le « tribut dévastateur » payé par les civils malgré le cessez-le-feu
A signaler que le coordinateur humanitaire de l’ONU au Liban a averti vendredi que les civils continuaient de payer un « tribut dévastateur » en raison des frappes aériennes et démolitions israéliennes, malgré le cessez-le-feu annoncé le mois dernier. « Au cours des dernières semaines, les civils au Liban ont continué de subir les conséquences de plus en plus dévastatrices des frappes aériennes israéliennes, malgré le cessez-le-feu annoncé le 17 avril », a déclaré Imran Riza dans un communiqué. « Alors que les efforts diplomatiques se poursuivent et que l’espoir demeure de voir les négociations en cours ouvrir la voie à une solution politique, la réalité sur le terrain au Liban reste profondément alarmante », a-t-il ajouté.
I. Riza a affirmé que les violences de la semaine écoulée ont fait des morts et des blessés parmi les civils, dont des femmes et des enfants, et provoqué de nouveaux déplacements de population. Des réfugiés syriens et palestiniens ainsi que des migrants bangladais figurent également parmi les victimes. Il a également alerté sur les risques croissants auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires et les équipes de secours. « Les violences ont également eu des conséquences inacceptables pour ceux qui tentent de sauver des vies, mettant en lumière les dangers permanents auxquels sont exposés les secouristes et les équipes médicales opérant dans des conditions extrêmement dangereuses », a-t-il déclaré.
Le responsable onusien a rappelé que le droit international humanitaire imposait la protection des civils et des infrastructures essentielles. « Le droit international humanitaire est clair : les civils — y compris les travailleurs humanitaires, les équipes médicales et les premiers secours — doivent être protégés en toutes circonstances, et les infrastructures vitales dont dépendent les populations civiles doivent être épargnées. Toutes les parties doivent garantir un accès humanitaire rapide et sans entrave aux personnes dans le besoin », a-t-il insisté.
Alors que les discussions diplomatiques se poursuivent, I. Riza a souligné l’urgence pour la population libanaise de retrouver une forme de stabilité. « Le peuple libanais a urgemment besoin de sécurité, de stabilité et d’une chance de se reconstruire, et non de nouvelles souffrances, déplacements et destructions », a-t-il affirmé.
Négociations à Washington : Prolongation de 45 jours de la trêve américano-libanaise
Les dernières attaques israéliennes au Liban ont débuté le 2 mars, peu après les représailles du Hezbollah liées à la guerre avec l’Iran. Selon les autorités libanaises, l’offensive a fait au moins 2 896 morts et déplacé plus d’un million de personnes. Malgré le cessez-le-feu annoncé le 17 avril puis prolongé jusqu’au 17 mai, l’armée israélienne poursuit ses frappes quotidiennes au Liban ainsi que ses échanges de tirs avec le Hezbollah.
Pour rappel, le troisième cycle de pourparlers de paix sous médiation américaine entre Israël et le Liban s’est ouvert jeudi à Washington. Ces deux jours de négociations devraient permettre de prolonger le cessez-le-feu. Le deuxième jour du troisième cycle de pourparlers directs entre Israël et le Liban a débuté vendredi au département d’État américain à Washington, a indiqué à Anadolu une source informée. Un responsable du département d’État avait auparavant indiqué à Anadolu que les États-Unis étaient représentés par le conseiller Michael Needham, l’émissaire américain en Israël Mike Huckabee, ainsi que l’ambassadeur américain au Liban Michel Issa. La délégation libanaise comprend notamment l’ambassadrice Nada Hamadeh et l’envoyé spécial du président libanais, Simon Karam. Côté israélien, participent aux discussions l’ambassadeur Yechiel Leiter, le conseiller adjoint à la sécurité nationale Yossi Draznin, ainsi que de hauts responsables militaires.
Depuis le 2 mars, les attaques israéliennes au Liban ont fait au moins 2.896 morts, plus de 8.824 blessés et déplacé plus de 1,6 million de personnes, soit près d’un cinquième de la population du pays, selon les autorités libanaises. Malgré le cessez-le-feu annoncé le 17 avril puis prolongé jusqu’au 17 mai, l’armée israélienne poursuit ses frappes quotidiennes au Liban ainsi que ses échanges de tirs avec le Hezbollah.
Le département d’État américain, à l’occasion d’une deuxième journée de pourparlers entre Israël et le Liban à Washington, a annoncé vendredi la prolongation du cessez-le-feu de 45 jours entre les deux parties.
