Le corridor Maroc–Espagne se hisse à la cinquième place avec un peu plus d’un million de migrants, tandis que celui avec la France occupe la huitième position, également avec environ un million de migrants. L’Algérie, pays voisin, figure également dans ce classement grâce au corridor Algérie–France, qui se classe quatrième avec près de 1,5 million de migrants.
Le rapport explique que ces flux migratoires sont influencés par une combinaison de facteurs tels que la migration de travail, la proximité géographique et les liens historiques qui unissent les pays d’Afrique du Nord à l’Europe.
L’OIM place également le Maroc parmi les principaux pays africains d’origine des émigrants en 2024. Le Maroc se classe troisième, derrière l’Égypte et le Soudan, mais devant le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo, le Nigeria, le Burkina Faso, la Somalie, l’Algérie et le Zimbabwe.
Selon le rapport, la proportion d’émigrants marocains masculins et féminins est relativement équilibrée. Toutefois, les tendances migratoires en Afrique du Nord continuent de montrer une légère prédominance des migrants masculins, reflétant une tendance historique où les hommes migrent souvent seuls pour chercher des opportunités de travail.
Le rapport souligne également que les principaux corridors migratoires d’Afrique sont façonnés par la mobilité de la main-d’œuvre, la proximité régionale, les déplacements dus aux conflits, ainsi que par des liens historiques et postcoloniaux. Il précise que certaines routes, notamment en Afrique subsaharienne, sont fortement associées aux déplacements forcés et aux crises humanitaires.
Le rapport de l’agence des Nations Unies dédiée aux migrations estime qu’à la mi-2024, le nombre de migrants internationaux dans le monde a atteint environ 304 millions de personnes, représentant 3,7 % de la population mondiale. Le document indique également que les déplacements mondiaux ont dépassé 120 millions de personnes à la fin de 2024.
