mardi, mai 12, 2026
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Le blocage d’Ormuz accentue la pénurie en carburants : Soupçons de délits d’Initiés aux USA

by Perspectives Med
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Le blocage d’Ormuz accentue la pénurie en carburants : Soupçons de délits d’Initiés aux USA

Les marchés restent suspendus à l’évolution des tensions autour du détroit d’Ormuz. L’annonce d’un possible rapprochement entre les États-Unis et l’Iran a provoqué une onde de choc sur les marchés mondiaux, faisant chuter brutalement les prix du pétrole tout en soutenant les indices boursiers américains. Selon Axios, Washington et Téhéran seraient proches d’un mémorandum visant à mettre fin à la guerre et à ouvrir la voie à de nouvelles négociations nucléaires. Cette perspective d’apaisement a immédiatement alimenté les spéculations autour d’une réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique du commerce mondial d’hydrocarbures.

À la suite de ces informations, le Brent est tombé de 108 à 97 dollars le baril avant de limiter ses pertes autour des 102 dollars. Dans le même temps, les marchés actions ont fortement progressé, le Nasdaq gagnant 1,5 % et le S&P 500 plus de 1 %. Mais cette volatilité soudaine a également déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux et parmi les traders, certains dénonçant de possibles opérations de délit d’initié. Le compte spécialisé Unusual Whales a affirmé que près de 920 millions de dollars avaient été placés sur des positions vendeuses contre le pétrole environ une heure avant la publication du rapport d’Axios. Selon cette même source, le détenteur de cette position aurait engrangé environ 125 millions de dollars de bénéfices grâce à la chute des cours.

Ces révélations ont alimenté les accusations de manipulation de marché et renforcé la méfiance envers les annonces diplomatiques liées au conflit. Plusieurs analystes ont dénoncé une succession de « faux départs » dans les discussions entre Washington et Téhéran. Marjorie Taylor Greene, ancienne élue républicaine, a accusé certains acteurs proches du pouvoir de profiter financièrement des alternances rapides entre menaces de guerre et annonces de paix. D’autres observateurs ont souligné que ces rumeurs de désescalade coïncidaient souvent avec les tensions sur les marchés obligataires américains, notamment lorsque les rendements des bons du Trésor dépassaient certains seuils critiques.

Le baril, qui évoluait autour de 60 dollars en début d’année atteint désormais des niveaux bien plus élevés. Aux yeux de certains experts, ce n’est qu’un début. Chaque jour, le monde consomme environ 100 millions de barils. Si 20 millions de barils sont affectés à cause de la situation d’Ormuz, c’est une part considérable de l’approvisionnement mondial qui est en jeu. Des solutions ont été mises en place pour compenser cette perte.

Selon les estimations, environ 5 millions de barils sont redirigés via des routes alternatives, et 2 millions supplémentaires proviennent d’une hausse de la production ailleurs. Au total, cela représente 7 millions de barils. Mais cela reste insuffisant face aux 20 millions initialement concernés. Il manque donc une grosse dizaine de millions de barils par jour. Autrement dit : près d’un baril sur dix disparaît du marché. Et c’est ce déséquilibre qui pourrait provoquer une nouvelle flambée des prix dans les prochaines semaines.

L’Agence internationale de l’énergie évoque déjà un choc « plus grave que ceux de 1973, 1979 et 2022 réunis ». Dans ce contexte, un baril à 250 dollars n’apparaît plus comme une simple hypothèse, mais comme une conséquence possible d’un déséquilibre durable.

« Le monde commence à souffrir d’une pénurie de pétrole, alors que 20 % de l’énergie mondiale était acheminée via le détroit d’Ormuz », a souligné Mike Wirth, PDG de Chevron. Le patron de l’une des plus grandes compagnies pétrolières US a ajouté que les réserves de son pays  ne peuvent pas compenser cette pénurie. « Des vols sont annulés en Europe et les programmes de vols sont réorganisés car le carburant pour avions est devenu extrêmement rare», a ajouté cet acteur du marché pétrolier qui nourrit des pensées noires pour les Américains. « Je pense que les États-Unis vont connaître des pressions sur les prix », a-t-il laissé entendre.

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