jeudi, avril 30, 2026
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Guerre israélo-libanaise : Le pouvoir lâché par la résistance…

by Perspectives Med
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Guerre israélo-libanaise : Le pouvoir lâché par la résistance…

Point de signe encourageant sur une probable réunion tripartite entre les présidents de la République, de la Chambre et du Gouvernement. La situation s’enfonce dans une crise politique interne ouverte. Ce report répété traduit l’ampleur des divisions dans une phase régionale et internationale des plus sensibles, alors que des déclarations américaines et israéliennes précisent que la trêve ne signifie pas un cessez-le-feu total de la part d’Israël, mais un cadre lui permettant la poursuite des opérations militaires sous couvert de « légitime défense », tout en exigeant de l’armée libanaise qu’elle affronte la Résistance.

Jusqu’à mardi soir, malgré les rumeurs au Palais présidentiel d’une visite imminente de Nabih Berri à Baabda aujourd’hui — misant sur un mouvement saoudien en sa direction —, des sources informées confirment que le leader du Mouvement Amal et président du parlement « n’accordera pas cette image au président Joseph Aoun ». Les effets du dernier discours du Président ont marqué à vif la base chiite accusée, sans la nommer, de trahison, au moment même où les maisons et les moyens de subsistance des citoyens sont détruits par l’armée israélienne.

Dans cette atmosphère lourde, Hassan Fadlallah, député du bloc de la Fidélité à la Résistance, a réitéré que « toute tentative de l’ennemi d’instaurer une ceinture de sécurité sur notre terre ou de cloner un nouvel « Antoine Lahad » dans la région sera mise en échec par les sacrifices de la Résistance et la résilience de notre peuple ».

« Face au spectacle des tueries quotidiennes de civils désarmés au Sud et à la destruction systématique de nos villages frontaliers, le pouvoir et ses instruments doivent sortir immédiatement de la logique des concessions. Ils doivent cesser les discours d’incitation, de trahison et l’hostilité envers une grande partie des Libanais, car cela sert l’ennemi d’une part, et menace la stabilité ainsi que la formule de partenariat du Liban consacrée par l’Accord de Taëf d’autre part », a renchéri le député. Et de souligner que « tout ceci fait perdre à ce pouvoir son rôle et sa légitimité stipulés dans le préambule de la Constitution, en le transformant en une partie partiale adoptant des choix contraires à la volonté de la majorité de son peuple ».

« Quelles que soient ses tentatives, ce pouvoir n’obtiendra aucune couverture nationale pour ses négociations directes avec l’ennemi. La solution requise est claire : le retour du pouvoir vers son peuple afin de préserver l’unité et la souveraineté du Liban », a-t-il conclu.

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