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Guerre israélo-américaine contre l’Iran : Une vague de missiles iraniens sans précédent s’abat sur le territoire palestinien

by Perspectives Med
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Guerre israélo-américaine contre l’Iran : Une vague de missiles iraniens sans précédent s’abat sur le territoire palestinien

De nombreux hauts responsables de la Maison Blanche reconnaissent que la réouverture du détroit d’Ormuz est un objectif crucial – non seulement pour mettre fin à la guerre, mais aussi pour faire baisser la flambée des prix du pétrole et du gaz, qui représente une vulnérabilité majeure pour les républicains à l’approche des élections de mi-mandat de novembre prochain. Mais face à l’échéance que D. Trump s’est lui-même fixée de quatre à six semaines pour mettre fin à la guerre, de hauts responsables de l’administration ont reconnu, lors de réunions privées, l’impossibilité d’atteindre rapidement leurs objectifs militaires et se sont engagés à rouvrir le détroit dans le même délai, selon CNN, citant des sources proches du dossier.

Selon la chaîne, les autorités et de nombreux membres des services de renseignement estiment qu’il pourrait falloir des semaines, voire des mois, pour rétablir le détroit dans son plein état de fonctionnement. D. Trump a au contraire déclaré publiquement, ainsi que directement à ses conseillers et alliés, qu’il estimait que d’autres pays devaient supporter une partie, voire la majeure partie, de cette charge, et a fait valoir que la forte dépendance de nombreux pays européens à l’égard du détroit pour leur approvisionnement en pétrole les rendait également responsables de contribuer à sa remise en état.

Le locataire de la Maison Blanche fait pression depuis des semaines sur les alliés des États-Unis pour qu’ils envoient leurs forces navales dans le détroit afin d’escorter les pétroliers. Sa frustration n’a fait que croître, aucun d’entre eux n’ayant encore accepté d’intervenir tant que le conflit se poursuit. Par ailleurs, selon des responsables au fait de ces points de vue qui se sont confiés à CNN, de nombreux dirigeants étrangers estiment que D. Trump cherche à les rendre responsables d’un problème qu’il a lui-même créé, une fois qu’il aura décidé de mettre fin à la guerre.

Des sources proches des négociations ont indiqué que de nombreux responsables de l’administration Trump reconnaissent l’importance de la réouverture du détroit et restent donc en contact étroit avec les alliés des États-Unis. Selon CNN, un proche collaborateur du président estime que la rhétorique hostile de D. Trump envers les pays européens reflète non seulement ses véritables sentiments sur la question, mais constitue également une stratégie de relations publiques réussie. Des responsables ont déclaré à la chaîne : « Il a raison lorsqu’il dit que ce n’est pas seulement un problème américain. Mais politiquement, et du point de vue des relations publiques, cela peut être présenté comme un problème commun, un problème qui exige que d’autres pays fassent des efforts pour le résoudre. »

D. Trump avait déclaré plus tôt mercredi que la guerre avec l’Iran prendrait fin dans les deux ou trois semaines à venir, soulignant qu’il appartenait aux autres pays de sécuriser le détroit d’Ormuz

Sur le terrain, réagissant aux attaques que l’Iran continue de subir, les Gardiens de la Révolution islamique a annoncé le lancement de la 89ème vague des opérations « Promesse Tenue 4 » contre des cibles sionistes et des bases américaines dans la région.L’armée iranienne, dans son 51ème communiqué, a pour sa part affirmé avoir ciblé des sites de déploiement d’avions AWACS, des avions de ravitaillement, ainsi que des bases des États-Unis dans la région.

Ont notamment été utilisés pour cette vague d’attaques, des drones puissants de type « Arash 2 », dotés d’un rayon d’action atteignant 2000 kilomètres.

Les forces armées iraniennes ont lancé, mercredi, une nouvelle salve de missiles vers l’entité israélienne, la troisième en une heure, avait auparavant rapporté la télévision iranienne. Un missile à fragmentation iranien a touché plusieurs bâtiments à « Tel-Aviv », d’après les médias israéliens. De plus, 20 colons ont été blessés par la chute de projectiles à fragmentation à Bnei Brak, à l’est de Tel-Aviv, dont un cas grave.

D’autres sources ont rapporté la chute d’un débris de missile explosif dans la zone de Gush Dan, parallèlement à de fortes explosions entendues à Tel-Aviv. De l’aveu même des Israéliens, 17 sites ont été endommagés à Tel-Aviv et ses environs par la chute de projectiles à fragmentation.

Par ailleurs, les sirènes d’alarme ont retenti sur l’ensemble de la géographie de la Palestine occupée, de la Galilée au nord jusqu’au Néguev au sud, alors que les tirs de missiles vers Tel-Aviv et le Néguev reprenaient.

Pour l’occupation israélienne, il apparaît que « l’Iran attaque avec des missiles et le Hezbollah avec des drones », selon ses propres médias, après la détection d’attaques simultanées depuis le Liban et l’Iran.

Mardi, les médias israéliens ont fait état de blessés et de dégâts à Tel-Aviv et dans le centre d’Israël suite aux missiles lancés par la République Islamique d’Iran vers les territoires occupés. Le même jour, l’armée iranienne a annoncé, dans son 50ème communiqué, l’exécution d’attaques massives par un essaim de drones suicides, ciblant des centres stratégiques et sensibles de l’armée d’occupation.

Dans ce contexte, les CGRI ont menacé de cibler les entreprises américaines de technologies de l’information, de communication et d’intelligence artificielle pour leur rôle dans les opérations d’assassinat et d’espionnage.

Le ministère israélien de la Santé a déclaré que le nombre total de blessés admis dans les hôpitaux israéliens depuis le début de l’agression américano-israélienne contre l’Iran le 28 février dernier, jusqu’à minuit le mardi 31 mars, s’élève à 6638 blessés. Cette augmentation du nombre de blessés parmi les Israéliens intervient alors que l’Iran poursuit ses frappes contre des sites israéliens dans les territoires palestiniens occupés, dans le cadre de sa riposte légitime à l’agression, parallèlement aux opérations de la Résistance islamique au Liban ciblant les rassemblements de l’occupation et ses sites stratégiques.

A relever aussi que les opinions publiques américaine, comme israélienne, montrent des signes croissants de contestation. La guerre contre l’Iran fragilise les dirigeants, notamment D.Trump. Malgré les critiques, les gouvernements poursuivent pour l’instant l’escalade militaire. Après plus d’un mois de guerre contre l’Iran, les premiers signes de fissures apparaissent dans les opinions publiques américaine et israélienne. Aux États-Unis, les manifestations antiguerres se multiplient, notamment lors des rassemblements « No Kings », traduisant une inquiétude croissante face à une guerre perçue comme longue et coûteuse. En Israël, l’unité initiale autour de l’offensive s’effrite progressivement, sous l’effet de la durée des combats et de la pression sur l’armée engagée sur plusieurs fronts.

Côté américain, le spectre des guerres passées, comme en Irak ou en Afghanistan, alimente la crainte d’un enlisement. La hausse du prix du pétrole, liée aux tensions dans le détroit d’Ormuz, pèse directement sur le pouvoir d’achat, fragilisant la position de D. Trump. Sa popularité recule nettement, tandis qu’une majorité d’Américains se dit désormais opposée aux attaques contre l’Iran.

Au sein même du camp républicain, des critiques émergent. La guerre s’accorde mal avec le slogan « America First ». Certains responsables pointent le rôle d’Israël dans l’entrée en guerre américaine, révélant des tensions inédites dans la relation entre Washington et Tel Aviv. Côté israélien, le soutien à l’opération militaire reste majoritaire mais s’érode. Le chef de l’opposition Yair Lapid a rompu l’union nationale, dénonçant une stratégie militaire floue et des moyens insuffisants. Le chef du gouvernement Benjamin Netanyahou fait face à des critiques croissantes, alors que l’armée subit une pression continue et que les frappes de missiles iraniens, du Hezbollah et des rebelles houthis se poursuivent. La mobilisation des réservistes et les coûts économiques accentuent la fatigue de la population.

Les premières manifestations antigouvernementales à tonalité antiguerre ont également émergé en Israël, signe d’un malaise grandissant. Les opposants, violemment réprimés, accusent le gouvernement de prolonger la guerre pour des raisons politiques internes, notamment pour préserver sa coalition. Malgré cela, les autorités ont renforcé le budget de la défense, illustrant leur volonté de poursuivre l’escalade militaire. Des deux côtés, la guerre commence ainsi à produire des effets politiques et sociaux tangibles. Si ces contestations restent encore limitées, leur intensification pourrait peser sur les décisions stratégiques à mesure que la guerre s’installe dans la durée.

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