Said El Fadli, responsable de la section locale de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) à El Attaouia/Tamallalt, a fait savoir que la carrière se trouvait près de trois villages et à proximité d’un établissement scolaire. Selon lui, le projet a été source de conflits depuis environ deux ans. Les habitants ont protesté à chaque étape, avant que la justice ne tranche récemment en faveur de l’entrepreneur. Il a assuré que les autorités sont intervenues pour faire appliquer la décision de justice, tandis que les villageois ont manifesté, estimant que le projet leur porterait préjudice.
Initialement pacifiques, les manifestations se sont tendues après environ deux heures de négociations infructueuses avec trois riverains invités au dialogue par les autorités. « Les échauffourées ont commencé avec les forces de sécurité, pour donner lieu à un affrontements », a précisé l’acteur associatif, occasionnant des blessures des deux côtés, y compris au commandant de la Gendarmerie royale de la province. Par ailleurs, les personnes invitées au dialogue restent détenues, bien qu’elles n’aient pas participé aux violences, selon la même source.
« Plusieurs habitants de la région ont reçu des convocations des autorités de sécurité pour être interrogés suite à ces événements », assure le militant de l’AMDH. Les habitants se disent inquiets, notamment en raison de la poussière et du bruit causés par le chantier, ainsi que les risques environnementaux comme l’épuisement de la nappe phréatique et l’impact sur les arbres fruitiers. Ils redoutent la proximité de la carrière avec une école primaire et de son impact potentiel sur les élèves, soulignant que la route contestée était à l’origine destinée au bétail et non aux camions lourds.
