Cette mission vise à renforcer les liens bilatéraux à travers le sport, un vecteur majeur de la diplomatie française dans le royaume. Elle permettra aussi de discuter des infrastructures et de l’expertise événementielle, en vue des prochaines échéances mondiales, ajoute la même source. Ce déplacement intervient alors que le Maroc se prépare à accueillir le Mondial 2030, qu’il coorganisera avec l’Espagne et le Portugal. La France entend tirer parti de cette opportunité pour remporter certains marchés liés à cet événement sportif d’envergure.
Avant de se rendre à Rabat, le ministre s’est entretenu, il y a quelques jours, avec Samira Sitail, ambassadrice du royaume à Paris. Outre ses fonctions ministérielles, N. Forissier est également député et président du groupe d’amitié France-Maroc à l’Assemblée nationale française.
La France n’est pas la seule à manifester un intérêt particulier pour les projets liés au Mondial 2030. Le Royaume-Uni a, lui aussi, affiché son ambition de contribuer à l’effort engagé par le Maroc. Londres et Rabat avaient ainsi conclu, en juin 2025 à Salé, un mémorandum d’entente (MoU) consacré à l’appui britannique à l’organisation de la compétition. Ce document avait été signé par F. Lekjaa, également président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), et David Lammy, alors ministre britannique des Affaires étrangères, du Commonwealth et du développement. Les États-Unis se disent aussi disposés à apporter leur expertise dans l’organisation de grandes compétitions sportives au royaume. Ce sujet avait notamment été au cœur d’une réunion tenue en février 2024 entre l’ancien ambassadeur américain à Rabat, Puneet Talwar, et F. Lekjaa.
