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Attaque contre l’ambassade US à Bagdad : Le dôme protecteur détruit

by Perspectives Med
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Attaque contre l’ambassade US à Bagdad : Le dôme protecteur détruit

Aucun bilan immédiat concernant des victimes n’a été communiqué, et les responsables américains ne se sont pas encore exprimés sur l’incident.

Depuis que Israël et les États-Unis ont mené des frappes conjointes contre l’Iran le 28 février, faisant environ 1 200 morts, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei, les hostilités se sont intensifiées.

L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles ciblant Israël, la Jordanie, l’Irak et des pays du Golfe abritant des installations militaires américaines.

Une base militaire située à proximité de l’aéroport international de Kirkouk, en Irak, a été visée par deux roquettes, ont rapporté des sources locales à Anadolu.

Selon ces sources, la base abrite également des soldats français faisant partie des forces de la Coalition internationale. L’attaque a endommagé la piste de l’aéroport et provoqué un incendie sur place, avec d’importantes colonnes de fumée. Aucun décès ni blessé n’a été signalé, et les autorités irakiennes n’ont pas encore publié de déclaration officielle concernant l’attaque.

On signale par ailleurs que les six membres d’équipage d’un avion ravitailleur militaire américain de type KC-135 ont trouvé la mort après le crash de leur appareil dans l’ouest de l’Irak, a annoncé vendredi l’armée américaine.  Le Commandement central américain (CENTCOM) a indiqué que l’appareil s’était écrasé dans un « espace aérien ami » dans le cadre de l’opération Epic Fury, précisant qu’un second avion impliqué dans l’incident avait atterri sans encombre.  Selon les autorités militaires américaines, les circonstances exactes du crash font toujours l’objet d’une enquête. Elles ont toutefois affirmé que la perte de l’appareil n’était due ni à des tirs ennemis ni à des tirs amis.  Le KC-135 participait aux opérations militaires américaines en cours dans la région, sur fond de fortes tensions au Moyen-Orient.

Le groupe armé pro-iranien Ashab al-Kahf a récemment menacé de viser « tous les intérêts français » dans le pays et dans la région, après le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle dans le Golfe. Cette déclaration est survenue au lendemain d’une attaque au Kurdistan irakien qui a coûté la vie à un soldat français et blessé plusieurs autres militaires. Depuis le déclenchement des frappes israélo-américaines contre l’Iran le 28 février, l’Irak se retrouve pris dans l’affrontement indirect entre Téhéran et Washington. Les villes de Bagdad et Erbil subissent une montée des attaques : frappes visant des milices pro-iraniennes d’un côté, tirs de roquettes et attaques de drones contre des installations américaines de l’autre. Le 7 mars, l’ambassade américaine à Bagdad a été visée par plusieurs projectiles, dont certains sont tombés à proximité du complexe diplomatique.

Face à cette escalade, le gouvernement irakien tente de maintenir une position d’équilibre. Mais sa capacité d’action reste limitée par la fragmentation de la scène politique et par l’influence des groupes armés proches de Téhéran. Ces milices, dont certaines sont liées à l’organisation Kataeïb Hezbollah, multiplient les actions contre les intérêts occidentaux, tout en exerçant une pression croissante sur les autorités irakiennes. Les tensions s’accompagnent également d’avertissements de sécurité. L’ambassade des États-Unis a mis en garde ses ressortissants contre un risque d’enlèvement et d’attaques visant les entreprises et infrastructures énergétiques liées aux intérêts américains. Cette situation illustre la difficulté pour Bagdad de contrôler pleinement l’activité des groupes armés présents sur son territoire. À mesure que la guerre se prolonge, certains analystes estiment que l’Irak pourrait devenir un théâtre central du conflit.

Plusieurs factions armées considèrent en effet que défendre l’Iran revient aussi à protéger leur propre influence politique et militaire. Toutefois, des divisions existent entre les groupes étroitement liés à Téhéran et ceux davantage intégrés à l’establishment irakien, plus soucieux de préserver leurs intérêts politiques et économiques. Cette crise s’étend dans un contexte de blocage institutionnel, alors que le pays peine toujours à stabiliser son paysage politique après les dernières élections. Dans ces conditions, la capacité de l’État irakien à empêcher une extension du conflit demeure incertaine, alors que les pressions extérieures et les rivalités internes continuent de fragiliser le pays.

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