« Nous avons totalement écrasé l’Iran et nous ne nous arrêterons pas avant de lui avoir infligé une défaite totale », ajoutant que « les capacités de l’Iran en missiles et drones sont en cours de destruction complète », a affirmé le locataire de la Maison Blanche. « Nous avons déjà remporté de nombreuses victoires », avant de nuancer : « mais nous n’en avons pas encore remporté assez Et de prétendre que « l’Iran était considéré comme un État puissant, mais nous l’avons totalement écrasé. Les forces américaines ont détruit environ 80 % des sites et rampes de lancement de missiles iraniens », qualifiant l’offensive militaire de « petit voyage pour se débarrasser d’une partie du mal ».
Il a annoncé que la guerre contre l’Iran serait de courte durée, répondant à une question sur une fin possible sous une semaine : « Non. Mais bientôt, très bientôt », menaçant les dirigeants iraniens : « certains sont déjà partis, d’autres comptent leurs dernières minutes avant de partir ».
Lors d’entretiens de presse, D. Trump a refusé de divulguer sa manière de traiter avec le nouveau Guide iranien, Mojtaba Khamenei. Il a déclaré au New York Post : « Je ne vous le dirai pas. Mais je ne suis pas satisfait de lui », ajoutant qu’il ignorait si la décision de l’introniser durerait, estimant que « les Iraniens ont fait une erreur ». Dans un autre entretien avec CBS, il a indiqué qu’il réfléchissait à « quelqu’un pour remplacer Khamenei », prétendant être « très en avance sur le calendrier initial de 4 à 5 semaines » et considérant que « la guerre iranienne est en grande partie terminée ».
De son côté, le Wall Street Journal a rapporté, citant des responsables américains, que « Trump a informé ses adjoints qu’il soutiendrait l’assassinat de Mojtaba Khamenei si celui-ci ne répondait pas à ses exigences ».
Cependant, après dix jours de guerre, le président américain n’a pu fournir de preuve que les États-Unis progressent vers leurs objectifs, d’autant que les divisions autour de l’agression s’accentuent.
Le président français a cherché à s’en distancier, affirmant que « la France ne fait pas partie de l’attaque contre l’Iran », malgré l’annonce du déploiement de deux porte-avions et de frégates au Moyen-Orient pour une mission multinationale visant à sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Pour sa part, le Kremlin a annoncé un entretien téléphonique entre D. Trump et le président russe, Vladimir Poutine, au sujet de l’Iran, qualifiant l’échange de « constructif et franc ». V. Poutine aurait soumis à Trump plusieurs propositions pour mettre fin rapidement au conflit iranien. Le président russe a déclaré à son homologue américain que Moscou ne partageait pas de renseignements avec l’Iran concernant la localisation des actifs militaires américains, a indiqué mardi l’envoyé spécial des États-Unis, Steve Witkoff, à la chaîne CNBC.
Il a ajouté que le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov, avait réitéré ce message lors d’un échange téléphonique avec lui-même et Jared Kushner, gendre de D. Trump. S. Witkoff a reconnu qu’il ne pouvait pas vérifier indépendamment ces propos, soulignant que « c’est une question qui s’adresse davantage aux services de renseignement ».
Le Maitre du Kremlin a réaffirmé, lors d’un entretien téléphonique mardi avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian, sa position en faveur d’une désescalade du conflit en cours impliquant Téhéran, ainsi que sa résolution par des moyens politiques, a annoncé le Kremlin. Selon un communiqué, les deux responsables ont poursuivi leurs discussions sur la situation au Moyen-Orient, en particulier concernant les attaques américano-israéliennes contre l’Iran. « Le président russe a réaffirmé sa position de principe en faveur d’une désescalade rapide du conflit et de sa résolution par des moyens politiques. Massoud Pezeshkian a remercié la Russie pour son soutien, notamment pour la fourniture d’aide humanitaire à l’Iran », précise le compte-rendu. Cet appel est le deuxième entre les deux présidents depuis le début du mois, un précédent entretien ayant eu lieu vendredi.
Concernant les perspectives de cessez-le-feu, Majid Takht-Ravanchi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, a souligné : « Notre première condition pour un cessez-le-feu est l’arrêt de toute agression supplémentaire », précisant que plusieurs pays, dont la Chine, la Russie et la France, ont pris contact avec Téhéran à ce sujet.
Au niveau arabe, le sultan d’Oman, Haitham bin Tariq, a adressé ses félicitations à M. Khamenei pour son choix comme Guide, tandis que son ministre des Affaires étrangères, Badr Al-Busaidi, a appelé à un cessez-le-feu et au retour à la diplomatie, affirmant que « les intérêts régionaux et américains ne seront réalisés » que par cette voie.
