mercredi, avril 29, 2026
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Branle-bas de combat au Pentagone : Des généraux US convoqués…

by Perspectives Med
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Branle-bas de combat au Pentagone : Des généraux US convoqués...

Le journal américain a rapporté que « les chefs militaires et leurs collaborateurs ignorent toujours les raisons de cette convocation, alors que la réunion doit se tenir sur une base du Corps des Marines des États-Unis en Virginie ». Ajoutant que « cette décision a semé la confusion et l’inquiétude au sein des milieux militaires ».

Dans une interview accordée à la chaine satellitaire libanaise Al-Mayadeen, Sean Parnell, porte-parole du Pentagone, a déclaré que « le secrétaire à la Guerre s’adressera à ses hauts responsables militaires en début de semaine prochaine ».

Le 5 septembre, Donald Trump, président américain, a signé un décret rebaptisant le ministère de la Défense « Département de la Guerre », une initiative promue depuis longtemps « dans le but de promouvoir la puissance de l’armée américaine dans le monde », selon l’Associated Press.

D. Trump a déclaré que le nom « Département de la Défense » était « plus approprié, surtout compte tenu de la situation actuelle dans le monde ».

Deux responsables US s’exprimant sous couvert d’anonymat ont déclaré que l’événement serait axé sur la discussion de P. Hegseth sur la nécessité d’adhérer à « l’esprit du guerrier » dans l’ensemble de l’armée. D’autres ont indiqué que cet événement d’une heure environ pourrait aborder d’autres sujets. Un troisième responsable a déclaré qu’étant donné le nombre de hauts fonctionnaires réunis en un même lieu, des questions de fond, telles que la nouvelle stratégie de défense nationale de l’administration et la réduction attendue des grades supérieurs de l’armée, seraient probablement abordées, même si elles ne figurent pas officiellement à l’ordre du jour.

« Je ne serais pas surpris que l’événement réserve des surprises », a ajouté le responsable. « Nous ne baissons pas la garde », a-t-il affirmé.

Des responsables ont indiqué à Reuters que l’événement devrait se tenir dans la base du Corps des Marines à Quantico, en Virginie. Certains hauts responsables, qui bénéficient d’avions militaires américains pour leurs déplacements officiels, devraient se rendre à la base interarmées Andrews, dans le Maryland.

Les États-Unis ont déployé des troupes dans le monde entier, notamment dans des pays aussi éloignés que la Corée du Sud et le Japon, ainsi que dans tout le Moyen-Orient, sous le commandement de généraux et d’amiraux deux, trois et quatre étoiles.

Plus tôt ce mois-ci, D. Trump a signé un décret rebaptisant le ministère de la Défense « Département de la Guerre », reprenant ainsi le nom qu’il portait jusqu’après la Seconde Guerre mondiale.

P. Hegseth, ancien présentateur de Fox News, a agi avec une rapidité étonnante pour remodeler le département, en licenciant les généraux et les amiraux de haut rang alors qu’il cherchait à mettre en œuvre le programme de sécurité nationale de D. Trump et à éliminer les initiatives de diversité qu’il décrivait comme discriminatoires.

D’après CNN, cette réunion doit servir de plateforme à P. Hegseth pour exposer sa vision d’une armée restaurée autour du «warrior ethos», un concept vague axé sur la discipline, la combativité et la loyauté. «Il s’agit de remettre de l’ordre dans les rangs», a confié un responsable du Pentagone au média américain. La réunion, qui durera moins d’une heure, sera enregistrée pour une diffusion publique ultérieure. Mais derrière cette mise en scène, les tensions sont palpables.

Selon le Washington Post, plusieurs hauts officiers redoutent des renvois ou des rétrogradations surprises. Ces craintes sont légitimes : P. Hegseth a déjà limogé sans préavis plusieurs responsables de haut rang, dont le président du Comité des chefs d’état-major Charles Brown. À cela s’ajoute à sa décision de réduire de 20 % le nombre de généraux et d’amiraux à quatre étoiles.

Le caractère imposé et brutal de la convocation a provoqué la stupeur dans les rangs. De nombreux d’officiers ont été « pris de court » par cet ordre inattendu, certains devant réorganiser leur calendrier en urgence. Le coût logistique de cette opération — vols militaires, hébergements, sécurité — est estimé à plusieurs millions de dollars. Pour Sabrina Singh, ancienne porte-parole du Pentagone, «c’est un immense gaspillage de l’argent du contribuable». L’objectif politique semble aussi clair qu’inquiétant. Selon CNN, un responsable de la Maison Blanche a qualifié la réunion de «démonstration de force» pour montrer ce que sera la nouvelle armée sous l’administration Trump.

Le contexte mondial rend cette mobilisation encore plus controversée. À l’heure où les États-Unis restent concentrés sur plusieurs conflits — de l’Ukraine à Gaza, en passant par les Caraïbes et le Moyen-Orient —, faire venir des commandants de zones de conflit pour une brève allocution soulève des doutes profonds sur les priorités de l’administration US. Cette réunion pourrait être liée à la préparation d’une nouvelle stratégie nationale de défense centrée exclusivement sur la protection du territoire américain.

Pendant ce temps, le Congrès reste divisé. Tammy Duckworth, sénatrice démocrate a annoncé vouloir interpeller le secrétaire à la Guerre sur le coût et les risques d’un tel rassemblement. Les républicains, eux, n’ont pas réagi. Le Pentagone n’a toujours pas communiqué de manière claire sur le contenu de la réunion. Une seconde réunion est déjà prévue en décembre à la conférence de Reagan en Californie, centrée sur la dissuasion. Mais déjà, cette première réunion révèle l’accélération d’un processus de recentrage autoritaire de l’appareil militaire américain.

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