Ce mouvement social fait suite à des protestations menées depuis juillet dernier, contre la diffusion d’une carte tronquée du Maroc et pour l’amélioration des conditions de travail. L’organisation syndicale souligne que les revendications des livreurs portent principalement sur l’augmentation du tarif de base, pour accompagner la cherté de la vie et la dégradation du pouvoir d’achat. Il s’agit aussi d’une double-tarification pour le service de nuit, vu les conditions risquées, outre une double rémunération lors des fêtes nationales et religieuses pour compenser le temps familial sacrifié.
Les livreurs exigent également le paiement total de la commande annulée, la fin des commandes groupées et la mise en place d’algorithmes adéquats avec le Code de la route, ainsi qu’avec les normes de santé et de sécurité. Ils insistent, en outre, sur la protection des données personnelles et la réouverture des zones de Bouskoura et Dar Bouazza.
Par ailleurs, les travailleurs demandent « la réactivation des comptes suspendus ou bloqués arbitrairement ». Selon les grévistes, toute suspension similaire « sans explication ni enquête équitable doit être interdite ». Pour eux, cette mesure ne pourrait être prise sans procédures disciplinaires claires et sans que les concernés ne soient entendus.
