Home MondeConflictualitéConflit russo-otanien en Ukraine : Nouvelle mise en garde US à Moscou. D. Medvedev recadre D. Trump!

Conflit russo-otanien en Ukraine : Nouvelle mise en garde US à Moscou. D. Medvedev recadre D. Trump!

by Perspectives Med
0 comments
Conflit russo-otanien en Ukraine : Nouvelle mise en garde US à Moscou. D. Medvedev recadre D. Trump!

Dans un message posté sur X, le vice-président du Conseil de sécurité russe a réagi à l’annonce faite par le président américain qu’il réduisait le délai qu’il accordait à la Russie pour mettre fin au conflit en Ukraine. D. Medvedev a notamment mis en garde contre la « menace de guerre » que représenterait « chaque nouvel ultimatum ». « Ne vous laissez pas entraîner dans la voie de Sleepy Joe ! ».

L’ancien président russe et actuel vice-président du Conseil de sécurité russe a réagi à l’annonce par D.Trump d’une réduction à « dix ou douze jours » de son ultimatum à Vladimir Poutine pour parvenir à un accord de résolution du conflit en Ukraine. « La Russie n’est ni Israël ni même l’Iran », a lancé D.Medvedev en premier lieu, estimant que D. Trump – qui selon lui « joue le jeu de l’ultimatum avec la Russie » – devrait « se rappeler de deux choses ». « Chaque nouvel ultimatum est une menace et un pas vers la guerre », a par ailleurs mis en garde l’ancien président russe, et de préciser : « Non pas entre la Russie et l’Ukraine, mais avec son propre pays »

Plus tôt dans la journée, alors qu’il rencontrait en Écosse le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président des États-Unis a annoncé réduire à « dix ou douze jours » le délai qu’il laissait à son homologue russe Vladimir Poutine pour trouver une issue au conflit en Ukraine. « Il n’y a aucune raison d’attendre si vous connaissez déjà la réponse. Nous ne voyons aucun progrès », avait lancé le dirigeant américain aux journalistes. « Je vais réduire ces 50 jours que je lui ai donnés à un nombre inférieur, car je pense que je connais déjà la réponse », avait-il déclaré quelques instants plus tôt, également à la presse.

Le 14 juillet, le locataire de la Maison Blanche, alors qu’il recevait Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, avait menacé les partenaires commerciaux de la Russie de droits de douane « très sévères » – d’« environ 100 % » – « si nous n’avons pas un accord d’ici 50 jours » concernant un règlement du conflit en Ukraine.

Fin de partie pour V. Zelensky

Des représentants des États-Unis et du Royaume-Uni ont organisé une réunion secrète dans une station alpine, où ils ont procédé à l’« élection » d’un président ukrainien, a rapporté le Service de renseignement extérieur (SVR) russe. Selon le communiqué, le chef du cabinet du président ukrainien Andriï Ermak, chef de la Direction principale du renseignement du ministère ukrainien de la Défense Kyrylo Boudanov et l’ancien commandant en chef des forces armées ukrainiennes, l’ambassadeur d’Ukraine à Londres Valéry Zaloujny, étaient également présents à la réunion.

Le SVR a indiqué que tous les participants étaient d’accord sur le fait que la question de la destitution de Volodymyr Zelensky de ses fonctions de président était « attendue depuis longtemps ». « Le remplacement de Zelensky est devenu la principale condition pour « réinitialiser » les relations de Kiev avec ses partenaires occidentaux, principalement avec Washington, et pour poursuivre l’aide occidentale à l’Ukraine dans sa confrontation avec la Russie », indique le communiqué.

Dans le même temps, selon le SVR, les représentants américains et britanniques ont annoncé leur décision de nommer V.Zaloujny au poste de président de l’Ukraine. De plus, A.Ermak et K. Boudanov « ont porté la main à la visière » et « ont obtenu la promesse des Anglo-Saxons de conserver leurs fonctions actuelles et de tenir compte de leurs intérêts dans d’autres questions relatives aux postes ».

Selon le communiqué, l’accord conclu dans les Alpes « met en lumière les dessous » de la récente tentative scandaleuse de V. Zelensky de limiter les pouvoirs des structures anticorruption. Ainsi, le SVR affirme qu’A. Ermak a « piégé » V. Zelensky en le convainquant qu’« une telle démarche ne gâcherait pas les relations de Kiev avec ses partenaires occidentaux ». En réalité, le chef du cabinet du président ukrainien a créé un prétexte pour que « l’Occident lance une campagne visant à destituer le président « expiré » du pouvoir comme un homme « qui a empiété sur la démocratie » ». Étant donné que de telles « élections » pour un nouveau président ukrainien ont eu lieu dans une station alpine, le Services de renseignement extérieur russe s’est adressé aux citoyens ukrainiens : « Est-ce ainsi que vous avez imaginé le triomphe de la « démocratie, de l’indépendance et de l’autosuffisance » ukrainiennes, dont vous avez rêvé pendant si longtemps ? »

Le 22 juillet, V. Zelensky a signé une loi qui limite les pouvoirs du Bureau national anticorruption (NABU) et du Parquet spécialisé anticorruption (SAP). Cette décision a suscité des protestations non seulement parmi les Ukrainiens, mais aussi parmi leurs partenaires occidentaux. Bloomberg a indiqué que l’UE considère la loi de Zelensky limitant les pouvoirs des organes anticorruption comme un « revers majeur », pouvant entraver les négociations à long terme sur l’adhésion de l’Ukraine au bloc européen et compromettre l’aide militaire.


You may also like

Adblock Detected

Please support us by disabling your AdBlocker extension from your browsers for our website.