La rencontre se déroulera sous le thème : « Défendre les acquis de la libération, promouvoir un développement socio-économique intégré, renforcer la solidarité pour une Afrique meilleure », précise l’ANC.
M. Y. Beissat, autrefois représentant du Front séparatiste à Pretoria, avait rencontré divers partis et organisations professionnelles soutenant le Polisario en Afrique du Sud avant de quitter son poste. En mai dernier, en marge d’une réunion de l’ANC, il s’est réuni avec le Président sud-africain.
Cette invitation s’inscrit dans le cadre du forum organisé par l’ambassade sud-africaine à Alger, visant à soutenir les positions du mouvement séparatiste. Pour rappel, l’ANC a déjà critiqué le soutien de Jacob Zuma à la marocanité du Sahara occidental.
En plus de la participation de Mohamed Yeslem Beissat, le sommet des mouvements de libération verra également la présence de Jebril Rajoub, représentant de la Palestine qui s’érige en défenseur des positions de l’Algérie et du Polisario concernant le dossier du Sahara.
L’agitation qui secoue les séparatistes n’a pas épargné les camps de Tindouf. Ainsi, Bachir Mustapha Sayed qui bat campagne appelle, dans un nouvel article, la poursuite de la guerre en s’inspirant de la stratégie militaire du Hamas.
Le frère du fondateur du Front Polisario a couvert d’éloges les cadres des brigades Al Qassam, qualifiant leur direction d’« exceptionnelle pour un mouvement confessionnel ». Pour affronter les Forces armées royales (FAR), B.M. Sayed exhorte les milices du Front à creuser des tunnels et à mener des attaques éclairs contre les positions défendues par l’armée marocaine.
Ce cadre séparatiste a déjà exprimé son mécontentement face au refus de l’Algérie de fournir des armes à son mouvement. Selon lui, le gouvernement algérien « ne souhaite pas que la guerre avec le Maroc dépasse un certain seuil, de peur que cela ne nuise à ses propres intérêts », a-t-il affirmé fin janvier lors d’une réunion du secrétariat général du Polisario dans les camps de Tindouf. Le président algérien a déclaré dans une interview à un média français que « les Sahraouis réclament des armes que nous nous abstenons de leur fournir pour le moment ».
Les éloges de B. M. Sayed envers le Hamas surviennent dans un contexte délicat pour le Polisario, notamment après la perte du soutien du régime de Bachar Al-Assad, renversé en Syrie.
