Deux martyrs ont été signalés dans la localité de Burqin, à l’ouest de Jénine, après un affrontement armé avec les forces d’occupation israéliennes. L’armée sioniste a déclaré avoir neutralisé un membre du Jihad islamique à Gaza malgré la trêve. Enréaction, K. Abu al-Rubb a précisé à l’agence palestinienne Wafa que l’armée d’occupation avait contraint les habitants à quitter le camp, en ouvrant un seul passage où les Palestiniens étaient soumis à un contrôle biométrique, incluant des scans de l’iris et du visage, avant d’atteindre le rond-point du Retour, situé à l’ouest du camp. « Selon le directeur des services du camp de Jénine, Mohamed Al-Sabbagh, le nombre de familles déplacées est estimé à plusieurs centaines, avec une moyenne de 4 à 5 membres par famille », a-t-il ajouté.
Le gouverneur de Jénine a également indiqué que « les municipalités des villages à l’ouest de Jénine ont ouvert des centres et des appartements pour accueillir les déplacés et leur fournir les besoins essentiels. » L’armée israélienne avait forcé des centaines de Palestiniens à fuir le camp de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée, lors du troisième jour de l’agression continue sur la ville. Elle a coupé l’électricité du camp et des vastes zones environnantes après avoir ciblé l’un des générateurs principaux, ce qui a entraîné la coupure de l’électricité des hôpitaux « Jénin al-Hokoumi » et « Ibn Sina ». Dans un scénario similaire à celui des massacres commis par l’armée israélienne à Gaza, le gouverneur de Jénine, a indiqué que « l’occupation empêche l’approvisionnement en carburant pour les hôpitaux, afin de les empêcher de faire fonctionner leurs générateurs électriques », selon l’agence Wafa. Il a ajouté que les équipes des entreprises électriques tentaient d’accéder à la zone pour réparer les pannes, malgré les interdictions de l’armée israélienne, dans le but de rétablir l’approvisionnement en électricité.
Depuis mardi après-midi, l’armée israélienne, avec l’aval du cabinet de sécurité dit aussi « restreint », a lancé une opération militaire à Jénine et dans son camp, baptisée « le mur de fer ». Cette offensive a fait 12 morts et 40 blessés palestiniens jusqu’au jeudi après-midi, selon des sources officielles palestiniennes. Cette opération est survenue le troisième jour d’un cessez-le-feu et d’un échange de prisonniers entre Israël et le mouvement de résistance palestinien Hamas, après une campagne de frappes israéliennes massives sur Gaza qui a duré environ 16 mois.
Selon les médias israéliens, l’opération à Jénine serait une tentative de Benjamin Netanyahu, de satisfaire Bezalel Smotrich, ministre des Finances ultra-nationaliste, qui s’était montré mécontent du cessez-le-feu à Gaza. Mardi, le Yedioth Ahronoth a écrit que B. Netanyahu avait promis à B. Smotrich une offensive contre le camp de réfugiés de Jénine en échange de sa décision de ne pas démissionner du gouvernement.
Rien que la barbarie :
L’establishment israélien doute de ses réalisations aussi bien en Cisjordanie qu’à Gaza. Au même titre, d’ailleurs, que l’opinion israélienne. De victoire, B. Netnayahu n’a obtenu que le nom face à la résistance palestinienne. Une vidéo diffusée, mercredi 22 janvier, a montré Hussein Fayyad, alias Abu Hamza, commandant du bataillon Beit Hanoun des Brigades Al-Qassam, parmi les gens, parlant de la victoire remportée par la Résistance palestinienne dans la bande de Gaza. L’armée d’occupation avait prétendu, par la voix de son porte-parole, que « Fayyad a été assassiné par ses forces, en mai dernier, lors d’affrontements survenus à l’intérieur d’un tunnel à Jabalia ».
Les médias israéliens ont rapporté que « plus de six mois après l’annonce par l’armée israélienne de la liquidation du commandant du bataillon Beit Hanoun, celui-ci a été filmé aujourd’hui vivant parmi les décombres, parlant aux habitants de Gaza et défiant Israël ».
« Quelle honte, Hussein Fayyad, le commandant du bataillon Beit Hanoun du Hamas, qui, selon le porte-parole de l’armée, a été tué en mai 2024 à Beit Hanoun, se promène encore là-bas aujourd’hui », a ajouté Or Fialkov, historien israélien. Non sans sarcasme, il a ajouté « l’armée israélienne a affirmé que des soldats de l’équipe de combat de la 98e division, des forces spéciales de l’armée de l’air et de l’unité Yahalom l’ont tué dans un tunnel… On sait maintenant qui a dirigé les combats à Beit Hanoun. »
Le porte-parole de l’armée d’occupation a admis que « les informations, sur la mort du commandant du bataillon Beit Hanoun du Hamas, sur lesquelles s’étaient appuyés les services de renseignements militaires et le Shin Bet n’étaient pas suffisamment précises ».
Par ailleurs, l’armée israélienne a fait état du retrait de la Brigade Givati de Jabalia, affirmant qu’elle a perdu 86 soldats et commandants au cours de la guerre à Gaza. « La Brigade Givati de l’armée israélienne s’est retirée de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, après plusieurs semaines de combats », a fait savoir, mercredi, l’armée sioniste. Les forces de la Brigade Givati, sous le commandement de la 162e division de l’armée sioniste, se préparent pour de futures missions, toujours selon l’armée du régime d’occupation israélien.
L’armée israélienne a prétendu avoir perdu 841 militaires depuis le déclenchement de la guerre à Gaza, le 7 octobre 2023, dont 405 ont été tués après le début d’affrontements terrestres avec les combattants de la Résistance palestinienne. Cependant, les mouvements de résistance palestiniens ont mis l’accent sur le fait que l’armée israélienne cache le bilan réel de ses soldats tués lors de la guerre à Gaza.
