Rendue mardi 26 décembre par la Cour constitutionnelle, cette décision annule l’élection du président de l’Olympique de Safi dans la ville, pour avoir émis des chèques sans provision.
Dans cette autre affaire, la Cour constitutionnelle a été saisie par Thami Lmsekki, candidat aux élections générales du 8 septembre 2021 pour le Mouvement démocratique et social (MDS), au même titre que Mohamed El Hidaoui sous les couleurs du RNI. L’élection de ce dernier a été invalidée sur la base de l’article 91 du règlement intérieur de la Chambre des représentants. En juillet 2019, M. El Hidaoui a été condamné à trois mois de prison avec sursis, assorti d’une amende de 30 000 dirhams pour chèques sans provision.
Ce verdict a été confirmé par la Cour d’appel, en mars 2020. Le 16 novembre dernier, la Cour de cassation a débouté M. El Hidaoui. Ce dernier a ainsi perdu le droit de se présenter aux élections, ce qui a invalidé rétroactivement le résultat du scrutin de 2021 en sa faveur.
8 mois de prison ferme
Par ailleurs, la Cour d’appel de Casablanca a annoncé son verdict dans le scandale de la disparition d’une partie des billets accordés aux supporters marocains lors du match ayant opposé les Lions de l’Atlas à la France, pour le compte de la demi-finale du Mondial 2022 au Qatar.
La Cour a condamné M. El Haidaoui, à huit mois de prison ferme. En première instance, le président du club de football l’Olympique Safi et membre du bureau de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), avait été condamné à un an et demi de prison ferme et d’une amende de 2.000 dirhams.
Le journaliste Adel El Omari, animateur chez Radio Mars, qui était poursuivi en état de liberté, a été acquitté par la Cour d’appel. En août, le tribunal de première instance l’avait condamné à 10 mois de prison. Néanmoins l’amende qu’il devra payer a été revue à la hausse : passant de 1.000 à 10.000 dirhams. M. El Haidaoui et A. El Omari étaient poursuivis pour tentative d’escroquerie et vente de billets à un prix élevé. Le 8 mais dernier, ils avaient été déférés devant le procureur général près le tribunal de première instance de Casablanca.
