A ce titre, la famille a exprimé sa « plus grande reconnaissance à celles et ceux qui, dans l’ombre ou la lumière, anonyme ou personnalité publique, des avocats aux personnels du Consulat général du Maroc à Sidi Bel Abbes, à la tête desquels Monsieur le Consul, Abderrahim Chakir, ont fait montre d’un activisme persistant et d’un dévouement de chaque instant, sans lesquels le retour en terre d’Abdelali n’aurait probablement pas pu voir le jour ».
Par la même occasion, la famille a invité « toutes les personnes désireuses de rendre hommage à la mémoire du défunt à multiplier prières et invocations pieuses en sa faveur, dans le strict respect des traditions religieuses et l’esprit de recueillement qui doit prévaloir désormais ».
Au lendemain du meurtre, le parquet d’Oujda a indiqué se saisir de l’affaire au Maroc, à la demande du Ministère public. Après l’autopsie supervisée par les autorités judiciaires marocaines, les modalités d’inhumation seront rendues publiques par la famille. Dans ce sens, celle-ci, à travers ses avocats, a insisté pour que « les cérémonies liées à l’enterrement se déroulent loin de toute récupération politique ou partisane, ainsi que de toute médiatisation ».
La famille du défunt, liquidé avec Bilal Kissi, a annoncé en septembre dernier avoir saisi le Rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires pour mener une enquête. Lors d’une conférence de presse, à ce moment-là, les proches ont fait part de leur désarroi face aux entraves sur le rapatriement de la dépouille du défunt.
Poussée par les courants marins du côté marocain, la dépouille de Bilal Kissi a été récupérée fin août, puis inhumée dans le pays. Selon les témoignages des proches des estivants, ces derniers s’étaient désorientés en mer, lors d’une sortie en moto aquatique, puis ils se sont trouvés du côté algérien. Ils ont aussi indiqué que les tirs mortels n’avaient pas été précédés de sommation, contrairement aux assertions algériennes. Blessé lors du drame, un troisième ressortissant marocain est toujours détenu en Algérie.
