Home MarocDiplomatiePacte maroco-espagnol : « Un exemple en ces temps de crise guerrière », selon I. Rodriguez

Pacte maroco-espagnol : « Un exemple en ces temps de crise guerrière », selon I. Rodriguez

by Perspectives Med
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Selon I. Rodriguez, deux dossiers de politique étrangère vont marquer l’avenir de l’Europe et de l’Espagne, l’Ukraine et le Sahara marocain que l’exécutif espagnol soutient pour la première fois en tant que province autonome du Maroc.

« Ce nouveau scénario va nous apporter des certitudes, tant au niveau politique que par ses effets positifs sur les échanges entre l’Espagne et le Maroc. Nous avons réaffirmé le cadre fondamental des Nations Unies pour résoudre la question du Sahara. L’Espagne peut exprimer, comme elle l’a fait, qu’elle considère l’autonomie comme la base la plus sérieuse et la plus réaliste». Pour ce qui est de l’Algérie, la responsable ajoute que le chef de la diplomatie espagnole entretient un dialogue fluide avec l’Algérie, qui est un partenaire stratégique, fiable et amical pour l’Espagne. « Nous entretenons une relation solide et c’est essentiel en cette période d’instabilité, car elle renforce notre alliance autour du gazoduc ».

Ce n’est pourtant pas le même son de cloche du côté d’Alger qui considère le revirement de Madrid sur la question du Sahara marocain comme une «traîtrise». « Très étonnées par les déclarations des plus hautes autorités espagnoles relatives au dossier du Sahara occidental, les autorités algériennes, surprises par ce brusque revirement de position de l’ex-puissance administrante du Sahara marocain, ont décidé le rappel de leur ambassadeur à Madrid pour consultations avec effet immédiat», précise un communiqué depuis Alger.

En Espagne, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères,  a assuré qu’il ne craignait pas de représailles de l’Algérie après le changement historique de la position espagnole. Le gouvernement espagnol a défendu avoir notifié à l’Algérie son changement concernant le Sahara et a insisté sur le fait qu’il voulait maintenir une relation « privilégiée» avec l’Algérie.

En effet, tard samedi, des sources gouvernementales ont fait savoir que « le gouvernement espagnol a préalablement informé l’Algérien de la position de l’Espagne par rapport au Sahara. Pour l’Espagne, l’Algérie est un partenaire stratégique, prioritaire et fiable, avec lequel nous entendons entretenir une relation privilégiée». Pour Alger, il s’agit, « d’un mensonge enrobé d’ambiguïté intentionnelle» dans le but d’apaiser la classe politique espagnole face à cette volte-face « synonyme de plate soumission à la capacité de nuisance du Maroc ». Cela n’a pas empêché la junte d’Alger, d’appeler en «consultations » son ambassadeur à Madrid, Moussi Saïd, nommé il y a 2 mois à peine.

Cette réponse diplomatique de l’Algérie intervient 24 heures après que le Maroc ait rendu publique la lettre envoyée par Pedro Sanchez au Souverain Mohammed VI dans laquelle le gouvernement de coalition PSOE-Podemos reconnaît le plan d’autonomie marocain de 2007.

A Madrid, et sous couvert d’anonymat, des «sources gouvernementales» ont assuré au quotidien El Periodico que J.M.  Albares a téléphoné à son homologue algérien, Ramtane Lamamra, pour lui communiquer la nouvelle position de l’exécutif sur le dossier du Sahara, quelques heures avant la publication, le vendredi 18 mars, du communiqué du cabinet royal marocain sur ce sujet.

Une version démentie par Alger. «A aucun moment et à quelque niveau que ce soit, les autorités algériennes n’ont été informées de ce vil marchandage conclu avec la puissance occupante marocaine sur le dos du peuple sahraoui (…) Cette deuxième trahison historique de la cause sahraouie flétrit sérieusement la réputation et la crédibilité de l’Espagne en tant que membre de la communauté internationale», précise, également sous le sceau de l’anonymat, une source algérienne dans des déclarations au site TSA.

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