En l’absence de tout communiqué officiel, des sources ont fait savoir que l’artiste avait été empêché de quitter le Maroc à destination de la France à la fin de la semaine précédente, avant de recevoir une convocation officielle l’invitant à se présenter au siège de la BNPJ le lundi. Les œuvres musicales du rappeur véhiculent des messages politiques assez critiques à l’endroit du système, ce qui ne constitue nullement une raison pour le priver de sa liberté. Et son appui à la GEN.Z dont plusieurs représentants croupissent en prison ne font pas, non plus, de l’artiste issu de Salé un paria.
Il demeure donc impossible de confirmer si cette procédure est liée à ses œuvres musicales, connues pour leurs messages sociaux et politiques critiques, aux appels à manifester attribués à la « Génération Z » circulant sur les réseaux sociaux, ou à une autre affaire faisant l’objet d’investigations.
Sur les réseaux sociaux, des militants et journalistes marocains ont indiqué que cette figure du rap underground devait regagner Marseille à la fin de la semaine dernière, mais qu’il avait été empêché de voyager avant d’être convoqué par la BNPJ, puis placé en garde à vue. Le collectif de solidarité de l’artiste exige sa relaxe dans les plus brefs délais et l’annulation des poursuites contre ce créateur libre…

