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Tel-Aviv viole la convention sur le génocide : La CIJ somme Israël d’autoriser les aides humanitaires à Gaza

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Les juges de la Cour internationale de Justice (CIJ) ordonnent à Israël de permettre l’accès d’urgence de l’aide humanitaire aux Palestiniens de Gaza. Cette décision fait suite à une requête de l’Afrique du Sud, qui accuse l’État hébreu de violer la convention sur le génocide.
Tel-Aviv viole la convention sur le génocide : La CIJ somme Israël d’autoriser les aides humanitaires à Gaza

Israël rejette toutes ces accusations, mais le 26 janvier, dans une première ordonnance, les juges avaient prévenu d’un « risque » de génocide. Israël doit augmenter d’urgence la capacité et le nombre d’accès terrestres à Gaza, intiment les juges de la CIJ. Ils ordonnent la fourniture « sans restriction et à grande échelle » d’eau, de nourriture, d’abris, de vêtements, de médicaments et de combustibles.

Et assurent, sur la base des données onusiennes, que pour permettre le transport de l’aide humanitaire, il faudrait aussi suspendre les opérations militaires. Ils notent encore qu’une résolution a bien été adoptée par le Conseil de sécurité il y a trois jours, même si elle n’est toujours pas exécutée. Les juges ordonnent donc, en substance, à Israël d’empêcher la famine en cours à Gaza. Une famine qui « s’installe » écrivent les magistrats dans leur ordonnance de 16 pages.

Alors que l’aide humanitaire par voie terrestre, contrôlée strictement par Israël, arrive au compte-gouttes, plusieurs pays parachutent quotidiennement des vivres, surtout dans le nord de la bande de Gaza où la situation est particulièrement désespérée. Selon l’agence de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), 3% seulement de l’aide entrée dans le territoire palestinien entre le 18 et le 24 mars a atteint le nord. En dépit des « besoins énormes », « les hostilités et les entraves à l’accès (de l’aide) continuent de saper les efforts pour faire parvenir une aide vitale aux civils » de la bande de Gaza, a déploré jeudi l’Ocha.

L’Afrique du Sud avait demandé aux juges d’obliger les 153 États parties à la convention sur le génocide de ne pas soutenir la guerre conduite par Israël. Pretoria réclamait implicitement un embargo sur les armes. Mais les juges ont précisé qu’ils n’avaient pas le pouvoir d’émettre des ordonnances contre des États qui ne sont pas visés par la procédure en cours. Ils notent encore que depuis leurs premières ordonnances du 26 janvier, plus de 6 600 Gazaouis sont morts et 11 000 blessés.

En face, le Premier ministre israélien a réaffirmé jeudi sa détermination à lancer une offensive terrestre à Rafah, à la pointe sud du territoire palestinien, qu’il considère comme le dernier grand bastion du Hamas et où s’entassent 1,5 million de Palestiniens, en grande majorité déplacés par les hostilités. « Nous tenons le nord de la bande de Gaza ainsi que Khan Younès (sud). Nous avons coupé en deux la bande de Gaza et on se prépare à entrer à Rafah », a-t-il dit à des familles de soldats otages dans le territoire palestinien. Les États-Unis, principal allié d’Israël qui redoute le bilan humain d’une telle opération, avaient demandé récemment l’envoi d’une délégation israélienne à Washington pour discuter de ce projet. Mais Israël, furieux après l’abstention des États-Unis qui a permis l’adoption récente d’une résolution à l’ONU réclamant un « cessez-le-feu immédiat » à Gaza, a annulé la visite. Mercredi cependant, un haut responsable américain a déclaré qu’Israël avait fait savoir qu’il aimerait trouver « une nouvelle date pour organiser la réunion » sur Rafah.

Sur le terrain, combats et bombardements ne connaissent aucun répit. L’armée israélienne, qui accuse les combattants du Hamas de se cacher dans les hôpitaux, poursuit ses opérations dans le complexe hospitalier al-Chifa, dans la ville de Gaza (nord), disant avoir « éliminé environ 200 terroristes » dans le secteur depuis le 18 mars. Les troupes israéliennes « ont évacué les civils, les patients et les équipes médicales vers des installations médicales alternatives », assure l’armée. À Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, les soldats mènent des opérations dans le secteur des hôpitaux Nasser et al-Amal, distants d’environ un kilomètre. L’armée israélienne a indiqué jeudi avoir tué des dizaines de combattants dans le secteur d’al-Amal. Ce que les responsable ghazaouis récusent en soutenant que l’armée sioniste ne liquide, en fait, que les civils.

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