Ainsi, la Fondation Raíces, Elín, No Name Kitchen, Mission Lifeline International et la Plateforme pour l’enfance, ont adressé leur rapport au parquet gSOUVénéral de l’État, au parquet des mineurs de Sebta, à divers ministères, au gouvernement local et au Défenseur du peuple. Ils demandent une enquête pour déterminer si les obligations de protection des mineurs ont été respectées, notamment en cas de négligence ou d’insuffisance d’assistance rapportée.
Selon leurs informations, environ 400 enfants et adolescents âgés de 13 à 17 ans n’ont toujours pas de protection, 100 jours après le début de la crise. Entre 150 et 200 dorment dans la rue, d’autres trouvent refuge dans des logements précaires, des garages, des halls ou des entrepôts. Le rapport met en exergue les manquements des structures d’accueil pour mineurs, soulignant une surpopulation et l’utilisation d’entrepôts industriels et de tentes inadaptées pour un accueil décent. Il rapporte aussi des témoignages de jeunes filles qui auraient subi des violences dans certains centres, des soupçons d’exploitation sexuelle, ainsi que des accusations de mauvais traitements par des militaires espagnols ou de la police nationale.
Les organisations exhortent le gouvernement local de Sebta, chargé de la protection de l’enfance, ainsi que le gouvernement central, à remédier à ces insuffisances. Elles dénoncent la faiblesse des procédures d’identification des mineurs, le manque de personnel dédié à cette tâche et le blocage du mécanisme permettant leur transfert vers d’autres régions espagnoles.

