Lors de la séance publique de l’Assemblée consultative islamique (Majlis), M.B. Qalibaf a ajouté que « les dirigeants de la Maison-Blanche doivent savoir que l’Iran ne reculera jamais face aux menaces ou au siège ». Il a averti que personne ne vendra de pétrole dans la région « si l’Iran ne peut pas vendre le sien », et que si la sécurité de Téhéran n’est pas garantie, « aucune infrastructure ne sera en sécurité ».
Évoquant le martyr Sayed Hassan Nasrallah, Il a déclaré qu’il « était un chef stratégique qui a fait basculer le rapport de force dans la région en faveur des opprimés du monde » ajoutant que « le martyr Nasrallah a fait du Hezbollah une force de dissuasion qui a redéfini les équations de sécurité dans la région », poursuivant : « Aujourd’hui, le Hezbollah poursuit avec force et détermination sa marche au sein de la structure de la Résistance, en conservant la même discipline et la même vision stratégique. » Comme il a souligné que « l’ennemi a cru qu’en éliminant les dirigeants, il parviendrait à stopper la Résistance au Liban », affirmant que « les développements des deux dernières années ont prouvé que la Résistance ne repose pas sur des individus, mais sur une structure solide qui a conduit l’ennemi dans une impasse. » Il a également assuré que « le sang pur des martyrs de la Résistance a insufflé davantage de vitalité et de force à ce mouvement. »
L’ère des menaces est révolue
Revenant sur les déclarations du président américain concernant le détroit d’Ormuz et le passage des navires, M.B. Ghalibaf a estimé qu’elles constituaient « la répétition d’allégations antérieures démasquées aux yeux de tous ». Il a ajouté que les menaces de Donald Trump à l’Assemblée générale des Nations unies montrent que « Washington n’a pas encore changé de comportement », avant d’insister : « Les Américains doivent savoir que l’ère de l’intimidation et des menaces de destruction de l’Iran civilisé est révolue. »
Lundi, le président américain avait dit s’attendre à ce que les négociateurs américains mènent un nouveau tour de pourparlers avec l’Iran cette semaine, après avoir rejeté la dernière proposition iranienne de règlement il y a quelques jours, prétendant vouloir un accord mais qualifiant la « proposition d’inacceptable ».
Cette prise de position intervient après que l’Iran a soumis à Washington, par l’intermédiaire du Qatar en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, un plan concret de règlement échelonné sur 7 jours, conditionné par l’acceptation par Washington des exigences iraniennes, prévoyant la réouverture du détroit d’Ormuz le sixième jour et la reprise des négociations le septième jour.
Appel au peuple US
Dans un registre similaire, le général de brigade Hossein Mohebbi, porte-parole du Corps des Gardiens de la révolution islamique, a confirmé que les forces iraniennes ne cesseront de punir les États-Unis tant que les sept conditions de l’Iran ne seront pas entièrement satisfaites. Selon des rapports médiatiques, le plan iranien inclut le déblocage d’avoirs gelés d’une valeur d’environ 12 milliards de dollars, la levée des sanctions sur le pétrole iranien, la fin du blocus maritime américain sur les ports iraniens, la cessation des hostilités au Moyen-Orient, y compris au Liban, ainsi que la reprise des négociations nucléaires.
Le général iranien a adressé mardi un message au peuple américain lors d’une conférence de presse, l’invitant à prendre connaissance de son contenu, tout en affirmant la disposition de Téhéran à recevoir des messages du peuple américain. Il s’est interrogé sur les motifs de la présence de près de 800 bases militaires américaines dans divers pays à travers le monde, déclarant : « Quelle justification pour ce budget ? », tout en soulignant que les États-Unis allouent environ 1 100 milliards de dollars par an aux armements militaires, alors que le coût des armements en Iran représente environ 1 % de celui des États-Unis. »
S’adressant au peuple américain, le haut gradé a rappelé que les États-Unis possèdent de vastes territoires, des ressources en eau, de l’énergie et des gisements miniers, s’interrogeant : « Un peuple disposant de toutes ces richesses, pourquoi compte-t-il un si grand nombre de pauvres ? Les politiques américaines ne sont-elles pas erronées ? » Il a ajouté que plusieurs pays, bien que leurs budgets militaires ne soient en rien comparables à celui des États-Unis, ont réussi à les vaincre, s’interrogeant sur le sort des profits générés par l’industrie de l’armement, avant de lancer aux Américains : « Pourquoi les peuples piétinent-ils votre drapeau ? »
Poursuivant son adresse au peuple américain, il a demandé : « Pourquoi votre président n’ose-t-il pas se rendre dans de nombreux pays ? », s’interrogeant : « Qu’avez-vous récolté de l’extermination, si ce n’est une hausse de la dette ? »
H. Mohebbi a déclaré que les États-Unis « attaquent différents pays depuis 70 ans », s’interrogeant sur les gains réalisés par le peuple américain à la suite des opérations menées par Washington contre d’autres nations, avant d’ajouter : « Pourquoi l’Amérique garde-t-elle le silence face à la guerre d’extermination à Gaza ? » Et de poursuivre en « affirmant que l’Iran veut fabriquer une arme nucléaire constitue le mensonge du siècle », demandant : « Pourquoi l’administration américaine a-t-elle tué la seule personne qui proscrivait la fabrication de l’arme nucléaire ? » Il a souligné que les Américains ignorent les réalités et les objectifs de l’administration américaine envers l’Iran et les peuples de la région, estimant qu’il est temps pour les dirigeants américains de changer de politique.
Le général a affirmé, en outre, que Washington cherche à « piller et dépouiller le peuple iranien, à morceler l’Iran et à en faire de nouveau un pays colonisé » tout en relevant que l’administration américaine lance des accusations arbitraires contre d’autres nations afin de les dominer et de piller leurs richesses. Il a confirmé que l’Iran poursuit son armement, la fabrication d’armes et le développement de ses capacités militaires, ajoutant que l’Iran ajoutera de nouvelles armes à son arsenal en cas d’agression potentielle contre le pays.
Aux pays voisins, il a déclaré que les bases US ne leur ont apporté qu’insécurité et instabilité, assurant que la majorité des bases américaines dans la région ont été détruites et ne peuvent plus être réexploitées, ce dont ont pris conscience les pays hôtes de ces bases. Il a poursuivi : Loin de renforcer la sécurité, les bases américaines dans la région lui portent préjudice, s’avérant incapables de se défendre elles-mêmes.
S’agissant des perspectives d’escalade, le général de brigade a rappelé qu’il est certain que l’ennemi envisage d’autres scénarios, affirmant que son pays n’en fait pas fi et s’y est préparé.
Pertes US
Sur un autre plan, les données du département américain de la Défense ont montré que 29 marins et 9 marines ont été blessés lors d’opérations militaires au Moyen-Orient en septembre dernier. Le commandement de la marine américaine a refusé de divulguer les détails des circonstances sur le terrain de l’augmentation enregistrée ce mois-ci. Un responsable de la Marine a expliqué au Military Times que ces mises à jour reflètent une « augmentation statistique récente qui a été entièrement vérifiée afin de garantir l’exactitude des dossiers de service », confirmant ainsi que les 29 marins blessés ont tous repris du service actif.
Le Defense Casualty Analysis System (DCAS), qui fait partie du Defense Workforce Data Center, a signalé la mise à jour de ses données dans la catégorie « Opérations outre-mer », qui suit les pertes et les décès des forces impliquées dans des opérations dans la région du Moyen-Orient.
Le Military Times a cité un responsable de la défense américaine affirmant que le Pentagone avait inclus les décès et les blessures survenus après le 5 mai sous la rubrique « opérations étrangères dans la zone de responsabilité du commandement central américain », suite à l’annonce de la fin de l’opération Epic Fury à la même date.
L’administration du président américain Donald Trump insiste sur le fait que les opérations militaires actuelles au Moyen-Orient ne constituent pas une extension de l’offensive Epic Fury, lancée par Washington en coopération avec Israël contre l’Iran le 28 février.
Les données officielles montrent que le nombre de morts parmi les militaires américains s’élève à 19 morts et 418 blessés depuis le début de la guerre contre l’Iran, tandis que le nombre de militaires blessés lors des opérations au Moyen-Orient a atteint 443 depuis mai dernier. NBC News a rapporté lundi à la foi de trois responsables américains anonymes que huit Marines avaient été légèrement blessés lorsqu’un missile de croisière iranien a ciblé leur navire dans le détroit d’Ormuz.

