Ces raids ont entrainé la destruction totale et l’endommagement de deux ambulances et d’un camion de pompiers. Les ambulanciers ont échappé de justesse à ces bombardements.
Dans un communiqué, le Comité Médical Islamique a indiqué que: « Cette agression fait partie de la série de violations et des crimes quotidiens menés par l’ennemi israélien depuis le début de sa dernière guerre contre le Liban, le 23 septembre 2024.
Rappelons que depuis le début de cette guerre, « l’occupation a délibérément visé les équipes de secours, les centres médicaux et les ambulanciers pour les dissuader de remplir leur rôle humanitaire ». Toujours jeudi, les drones de l’occupation ont ciblé un véhicule sur la route de Bint Jbeil-Yaroun, au sud-Liban.
Affichant une ferme volonté de pérenniser sa présence dans le sud-Liban où des fortifications ont été construites sous l’œil de la commission des 5 en charge de superviser la trêve, exigée par Tel-Aviv, et en multipliant les raids sans « lignes rouges », Israël joue la carte de l’administration Trump qui cherche à élargir le champ des pays arabes conquis par les fameux accords d’Abraham. Le Liban n’est pas exclu, comme le laissent croire les négociateurs américains qui se sont relayés à Beyrouth pour exiger la constitution d’une commission libanaise politique et non plus militaire, en charge de négocier avec Israël. Pour l’heure, Beyrouth résiste à cette offensive. Ni le Hezbollah, ni le mouvement Amal, dont Nabih Berri, Président du parlement est chef de file, ne s’estiment concernés par cet appel du pied.