Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect de 22 ans a manifesté son intention de mettre à exécution des projets terroristes visant à porter gravement atteinte à la sécurité des personnes et à l’ordre public, note-t-on de même source.
Cette arrestation s’inscrit dans le cadre des opérations sécuritaires visant à contrer et à neutraliser la menace terroriste au Maroc, ajoute le BCIJ dans un communiqué. L’opération a permis de saisir des supports électroniques et plusieurs armes blanches de différentes tailles, ainsi que des tenues paramilitaires.
Le suspect a été placé en garde à vue pour son transfert au BCIJ afin de procéder à l’enquête judiciaire sous la supervision du Parquet chargé des affaires de terrorisme, dans le but de révéler l’ensemble des activités extrémistes qui lui sont attribuées et de déterminer ses éventuels liens avec les différentes organisations terroristes.
A signaler aussi que le département américain de la Justice cherche à retirer la citoyenneté américaine à Khalid Ouazzani, d’origine marocaine et naturalisé américain. L’homme est accusé d’avoir dissimulé son soutien à Al-Qaïda, lors de sa procédure de naturalisation. Le département indique, dans une plainte déposé le 8 mai, que K. Ouazzani est devenu résident permanent aux États-Unis en 2004, a demandé la citoyenneté américaine en 2005, et a été naturalisé le 16 juin 2006.
Durant ce processus, il a affirmé son soutien à la Constitution américaine et s’est dit prêt à prêter serment. Les procureurs affirment que ces déclarations étaient mensongères, car il discutait de moyens de soutenir Al-Qaïda depuis 2004.
D’après le dossier, le Maroc-américain a « prêté allégeance à Al-Qaïda » en 2008 et a versé plus de 23 000 dollars au groupe terroriste, entre 2007 et 2008, après avoir obtenu la citoyenneté américaine. Il a également échangé avec d’autres personnes sur la possibilité de « combattre en Afghanistan, en Irak ou en Somalie » pour soutenir l’organisation.
En 2010, K. Ouazzani a plaidé coupable de soutien matériel planifié à Al-Qaïda, ainsi que de fraude bancaire et de blanchiment d’argent. Les procureurs précisent qu’une partie des fonds envoyés à Al-Qaïda provenait d’activités financières frauduleuses. Le département soutient que ces aveux démontrent qu’il a faussement déclaré sa loyauté envers la Constitution américaine pour obtenir sa naturalisation. Le gouvernement exige désormais la révocation de sa citoyenneté, avec une annulation rétroactive de son certificat de naturalisation au 16 juin 2006. Il devra également restituer tous ses passeports américains et autres documents de citoyenneté. K. Ouazzani fait partie des 12 cas de révocation de la naturalisation engagés par le département américain de la Justice.
