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Libre-échange : Le déficit commercial se creuse

by Perspectives Med
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Au sein de l’Union européenne, l’Espagne demeure le premier partenaire commercial du Maroc pour les importations couvertes par ces accords. Les exportations espagnoles à destination du royaume se sont élevées à 43,5 milliards de dirhams en 2025. La France arrive derrière, avec 25,8 milliards de dirhams, mais se distingue par la plus forte progression en valeur : ses ventes au Maroc ont augmenté de 2,6 milliards de dirhams sur un an.

L’Allemagne et l’Italie affichent, pour leur part, des niveaux d’exportation comparables, à 20,6 milliards de dirhams chacune. Les achats marocains en provenance de ces deux pays ont progressé respectivement de 14,7 % et de 11,3 %, précise l’Office des changes.

Cette évolution tient notamment aux achats de voitures particulières et de véhicules utilitaires, dont les importations cumulées ont atteint 28 milliards de dirhams, en hausse de 7,4 milliards de dirhams. Ces catégories de produits ont ainsi largement contribué à la dynamique des échanges couverts par les accords de libre-échange.

La tendance est différente pour les échanges avec les États-Unis. Dans le cadre de l’accord de libre-échange conclu avec Washington, les importations marocaines ont diminué de 3,3 milliards de dirhams en 2025, soit un recul de 9,2 %. Cette contraction s’explique principalement par une baisse de 2 milliards de dirhams des approvisionnements en gaz de pétrole et autres hydrocarbures. Les achats d’avions et d’autres véhicules aériens ou spatiaux ont également enregistré un net repli, de 3,1 milliards de dirhams.

À l’inverse, les échanges couverts par l’accord de libre-échange avec la Turquie ont continué de progresser. Les importations marocaines ont augmenté de 3,7 milliards de dirhams en 2025, soit une hausse de 13,8 %. Les produits semi-finis ont constitué le principal moteur de cette évolution, avec une augmentation de 2,7 milliards de dirhams des achats bénéficiant de ce régime préférentiel.

L’accord d’Agadir a, lui aussi, connu une inflexion en 2025. Après une progression continue depuis 2021, les importations réalisées dans ce cadre ont reculé de 2,6 %. Cette baisse s’explique essentiellement par la diminution des achats de produits semi-finis, dont la valeur a chuté d’un milliard de dirhams.

Le repli a toutefois été partiellement compensé par la hausse des importations de produits d’origine animale et végétale, en progression de 612 millions de dirhams, ainsi que des produits alimentaires, qui ont augmenté de 102 millions de dirhams.

Enfin, les importations réalisées dans le cadre de l’accord avec les pays de l’Association européenne de libre-échange (AELE) — la Suisse, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège — ont atteint 2,8 milliards de dirhams en 2025. Elles ont été principalement constituées de produits alimentaires, pour une valeur de 866 millions de dirhams, et de produits finis de consommation, qui ont représenté 770 millions de dirhams.

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