« L’Estonie considère le plan d’autonomie, présenté en avril 2007 par le Maroc au Secrétaire général de l’ONU, comme une bonne base sérieuse et crédible pour une solution » définitive à la question du Sahara, lit-on dans la déclaration conjointe publiée à l’issue de la rencontre, lundi à Rabat, entre Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, et Margus Tsahkna, son homologue estonien.
A cet égard, le chef de la diplomatie estonienne a réitéré le soutien de son pays au processus mené sous les auspices des Nations unies pour « une solution politique juste, pragmatique, durable et mutuellement acceptable » à la question du Sahara.
« Le Maroc et l’Estonie conviennent de l’exclusivité de l’ONU dans le processus politique et réaffirment leur soutien à la Résolution 2703 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a noté le rôle et la responsabilité des parties dans la recherche d’une solution politique réaliste, pragmatique, durable et basée sur le compromis », souligne la déclaration conjointe. De même, les deux pays ont tenu à réaffirmer l’importance des principes fondamentaux de la Charte des Nations unies, notamment le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats.
Cette nouvelle position de l’Estonie emboîte le pas à la grande majorité des pays européens et s’inscrit dans la dynamique de soutien international à l’initiative marocaine d’autonomie et à la souveraineté du Maroc sur son Sahara.
Les États du Groupe de Visegrád avaient salué le plan marocain d’autonomie au Sahara. Et il en est de même pour la Slovénie. L’Autriche, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Belgique sont sur la même longueur d’onde, alors que la Serbie, qui n’appartient pas à l’UE, a dépassé cette ligne en reconnaissant la marocanité du Sahara occidental.
Les alliés traditionnels de Rabat en Europe occidentale adoptent une position en faveur du Maroc. L’Espagne ne cesse de réaffirmer, depuis le 18 mars 2022, que l’initiative d’autonomie est « la solution » à la question du Sahara. La France a fini par admettre, en juillet dernier, la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. L’Allemagne n’a pas encore franchi ce pas, mais la coalition de gauche au pouvoir à Berlin soutient, depuis décembre 2021, le plan d’autonomie marocain sur le Sahara. L’Italie et le Portugal ne dérogent pas à cette règle.
Ces expressions d’appui au Maroc se sont traduites dans les réactions en cascade des instances de l’UE, suite aux arrêts de la Cour de Justice de l’Union, rendus le 4 octobre, excluant le Sahara des accords agricoles et de pêche avec le Maroc. Le communiqué publié à l’issue du sommet de l’Union européenne, tenu les 17 et 18 octobre à Bruxelles, en fait foi.
