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Les Turcs lancent une opération baptisée « Eren 1 » : Ankara cible le PKK aux frontières avec l’Irak et la Syrie

Plus de 1.500 membres des forces de sécurité turques participent à une mission engagée depuis mardi 9 novembre dans une province limitrophe de la Syrie et de l’Irak contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) considéré par Ankara comme terroriste.

Le ministère turc de l’Intérieur a annoncé mardi avoir lancé une opération de sécurité contre le PKK, interdit dans le pays. Baptisée « Eren Hiver-1 », elle est menée dans la province de Sirnak, dans le sud-est de la Turquie, limitrophe de la Syrie et de l’Irak. Pour cette nouvelle mission, 1.550 agents de sécurité sont engagés sur le terrain.
« Nous tenons notre promesse envers Eren », a écrit sur Twitter le ministre de l’Intérieur, Suleyman Soylu, évoquant le prénom du jeune homme tué par des membres du PKK.
L’opération vise à rayer de l’agenda de la Turquie l’organisation considérée comme terroriste dans le pays et à neutraliser une éventuelle activité de ses membres dans la province, a indiqué le ministère dans un communiqué.
Cette nouvelle opération porte le nom d’un adolescent de 15 ans, Eren Bulbul, tué le 11 août 2017 dans le nord de la Turquie lors d’une attaque du PKK dont il montrait une cachette aux forces de sécurité à Macka. L’assassin du jeune homme avait été placé sur la liste des personnes les plus recherchées émise par le ministère de l’Intérieur et neutralisé un an plus tard, avait indiqué Anadolu.
Lors d’une cérémonie de commémoration tenue sur la tombe d’Eren Bulbul le 11 août dernier dans la ville de Macka, le préfet a présenté ses condoléances aux familles du jeune homme et du sergent-chef qui a été tué lorsqu’il a essayé de le protéger.
Les Kurdes relèvent d’un groupe ethnique qui vit à cheval sur les frontières de la Turquie, de l’Iran, de l’Irak et de la Syrie. Ils sont entre 30 et 35 millions de personnes dans le monde, selon France terre d’asile. En Turquie, ils constituent environ 25% de la population, soit 17 à 19 millions de personnes, précise l’association, qui constate l’absence de recensement et de statistiques officielles concernant leur nombre. Le PKK lutte pour leurs droits politiques et exige la création d’une autonomie kurde dans la composition du pays. Il recourt néanmoins à la lutte armée pour atteindre ses objectifs.

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