Les contours de l’opération terrestre israélienne au Sud-Liban se précisent le long de la frontière. Le modèle opérationnel repose sur le contournement des localités et des centres urbains, évitant l’incursion directe dans certains villages, tout en tentant de se fixer sur des points précis et des hauteurs stratégiques. L’objectif actuel est d’isoler les villages frontaliers, de couper leurs lignes de ravitaillement et d’imposer des réalités de terrain.
Selon des sources de terrain citées par le quotidien Al-Akhbar, les mouvements israéliens se divisent en trois axes. Ainsi, dans le secteur Ouest, les forces d’occupation ont contourné Chamaa, Tayr Harfa, Al-Jebbayn et Chihine pour se positionner à Al-Bayyadah, cherchant à surplomber la ville de Tyr. Cependant, les villages derrière Al-Bayyadah restent aux mains de la Résistance. Dans le secteur Central, l’armée israélienne a progressé de Qouzah vers Beit Lif, puis vers l’oued Al-Ayoun. Elle a tenté d’avancer vers Rchaf mais a été repoussées. L’objectif est d’atteindre Hadatha pour couper l’approvisionnement de Bint Jbeil. À Aïtaroun, Tsahal a tenté de prendre la colline d’Al-Fereiz mais est tombé dans une embuscade, l’obligeant à battre en retraite et à évacuer ses blessés par hélicoptère. Dans le secteur Oriental, enfin, les tentatives se concentrent sur Khiam. Jusqu’à présent, l’armée israélienne ne parvient pas à s’y fixer et les lignes de ravitaillement vers la ville restent connectées. Des affrontements violents ont également lieu à Taybeh et dans les villages environnants, infligeant de lourdes pertes à l’ennemi.
En contrepartie, les opérations de la Résistance montrent que le terrain n’est pas libre pour l’ennemi. Ces deux derniers jours, elle a mené une vaste série d’attaques contre les bases, les rassemblements et les blindés à Al-Malkiyya, Deir Syrian, Aïtaroun, Al-Bayyadah, Chamaa, Beit Lif, Qouzah et Houla, utilisant des missiles guidés, des roquettes, de l’artillerie et des drones d’assaut. Plusieurs chars Merkava et engins de génie ont été touchés.
Benjamin Netanyahu a annoncé vouloir « étendre la zone tampon sécuritaire », mais ce projet ne fait pas l’unanimité à Tel-Aviv en raison de l’enlisement de l’opération terrestre. Les médias israéliens rapportent que le Hezbollah a failli éliminer le commandement militaire de terrain dans le secteur ouest vendredi dernier, et que des tirs de trajectoire courbe ont frappé avec précision le cœur de l’unité de génie d’élite « Yahalom ». Enfin, le journaliste Avi Ashkenazi écrit dans Ma’ariv que le Hezbollah mène des attaques denses avec des missiles antichars, et que l’armée israélienne traverse une situation « très critique » au Nord, avec une augmentation du nombre de morts et de blessés, la plupart victimes de ces tirs antichars.
Entre-temps, les médias israéliens ont rapporté que durant la nuit de dimanche 29 mars, un missile antichar a été tiré contre un char appartenant à la 9ème compagnie de blindés opérant dans la zone du Sud-Liban. « Le tir a entraîné la mort du sergent Liran Ben Zion et a gravement blessé un officier de la 401ème Brigade. Par la suite, deux autres missiles antichars ont été tirés vers la zone où se trouvaient les forces de l’armée israélienne, sans faire de nouvelles victimes ».
Il convient de noter que la 401ème Brigade est la brigade blindée la plus importante de l’armée israélienne ; ses chars sont équipés du système de protection active « Trophy » contre les missiles.
Avec une salve de missiles de haute précision, la Résistance a ciblé, lundi, le site de défense antimissile « Mishmar HaCarmel » de l’armée israélienne, au sud de la ville occupée de Haïfa. À 11h00, les combattants de la Résistance islamique ont tiré une salve de missiles de haute précision vers la base de Glilot (quartier général de l’unité de renseignement militaire 8200), située à 110 km de la frontière libano-palestinienne dans la banlieue de Tel-Aviv. Et puis, dans le cadre de la riposte contre les forces d’occupation, les combattants de la Résistance ont ciblé, lors de deux opérations distinctes, un rassemblement de soldats et de véhicules de l’occupation dans la zone d’Al-Khanouq, dans la ville d’Adaysseh, avec une salve de roquettes. Ils ont aussi ciblé un rassemblement de soldats et de véhicules de l’occupation dans la colonie de Kiryat Shmona, ainsi qu’un rassemblement de soldats israéliens dans la colonie d’Avivim avec une volée de projectiles.
De même, la Résistance islamique a visé les soldats et les véhicules de l’armée israélienne sur le site de d’Al-Malkiyya avec une salve de roquettes.
À l’aube, la Résistance islamique a foudroyé les casernes de l’occupation avec des missiles et des drones, menant une série d’opérations ciblant les colonies de Metulla et Dovev, la caserne de Shomera et le site de Ghajar, infligeant des coups directs dans les rangs des soldats de l’occupation.
La Résistance a annoncé, à l’aube de lundi, avoir mené 70 opérations militaires au cours des dernières 24 heures, ciblant les positions de l’armée d’occupation israélienne et ses colonies dans le nord de la Palestine occupée, réitérant son engagement à défendre le Liban et son peuple.
Dimanche, un avion de chasse israélien a été intercepté dans le ciel de Nabatieh, le forçant à battre en retraite, tandis qu’un hélicoptère ennemi a été visé au-dessus de Naqoura par un missile de défense aérienne, l’obligeant à un retrait immédiat. La Résistance islamique a également annoncé avoir abattu un drone armé de l’armée d’occupation dans le ciel de la localité de Mansouri avec les armes appropriées.
En parallèle, la chaîne israélienne « i24News » a estimé que le Hezbollah dispose d’environ 15 000 missiles de différents types, la plupart de courte portée et certains de longue portée, affirmant qu’il « reste capable de les lancer ». La chaîne a ajouté que le Hezbollah concentre actuellement la majeure partie de ses feux, en particulier ceux de courte portée comme les missiles antichars, en plus des drones piégés qu’il utilise contre les forces de l’armée israélienne.
Depuis le 2 mars courant, la Résistance islamique au Liban poursuit sa riposte à l’agression israélienne qui s’est élargie, particulièrement face à l’offensive terrestre menée par l’occupation au Sud-Liban.
La chaîne israélienne i24news a rapporté dimanche « qu’un ministre israélien a frôlé la mort au début du conflit, lorsqu’il a été pris pour cible par des missiles du Hezbollah ». Des sources israéliennes ont indiqué que « l’attaque était d’une telle précision qu’elle a directement menacé la vie du ministre et de son escorte, illustrant ainsi la capacité du parti à surveiller les mouvements de haut niveau ».
Par ailleurs, les médias israéliens ont rapporté aujourd’hui que « la Résistance islamique au Liban a failli tuer des commandants militaires sur le terrain qui manœuvraient dans le secteur ouest du Sud-Liban vendredi soir ».
Selon les médias israéliens, la Résistance islamique au Liban aurait « failli tuer un commandant militaire qui menait des manœuvres dans le secteur ouest du Sud-Liban vendredi soir ». Les médias israéliens ont également indiqué qu’« un officier supérieur a été blessé lors de cet incident ».
Les médias israéliens ont indiqué que « la plupart des tirs de roquettes lancés par la Résistance islamique visaient des forces en mouvement à l’intérieur du Liban, précisant que le Hezbollah avait tiré environ 250 roquettes en une seule journée, dont une grande partie ciblait les forces d’occupation qui tentaient de progresser vers les villes du sud ».
Les médias israéliens ont également confirmé aujourd’hui « la mort d’un sergent de l’armée d’occupation et les blessures de trois autres soldats après que la Résistance islamique a ciblé une unité de parachutistes au Sud-Liban ». La chaîne 13 a rapporté les vives critiques de l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak concernant la gestion du conflit actuel, affirmant qu’elle reposait dès le départ sur une « grande illusion » et qu’« il est impossible d’éliminer le Hezbollah une fois pour toutes ».
