L’interruption du match et le retour aux vestiaires de l’équipe sénégalaise suite au penalty sifflé par l’arbitre en faveur du Maroc révèlent des problèmes persistants de « doute et de méfiance », qu’il considère comme un héritage accumulé au fil des années et qui nécessite un travail continu pour être résolu en profondeur. L’une des questions les plus urgentes soulevées par ces événements, selon P. Motsepe, est celle de l’indépendance et du respect des organes judiciaires de la CAF.
« Dans le choix des membres de ces organes judiciaires, nous avons adopté une approche différente de celle utilisée précédemment. Nous avons invité toutes les associations membres, ainsi que les six régions de la CAF, à proposer des noms de juges et d’avocats reconnus pour leur compétence et leur intégrité », a-t-il révélé. « Cela est crucial car il est essentiel que les décisions des Comités disciplinaire et d’appel de la CAF soient respectées et crédibles. En examinant la composition de ces organes, nous constatons qu’ils incluent certains des juges et avocats les plus respectés du continent », a-t-il encore ajouté.
Dans une volonté de reprendre en main le narratif des décisions contradictoires de l’instance footbalistique continentale, P. Motsepe a également souligné que la diversité des décisions prises par les deux organes de la CAF reflète leur indépendance, tout en confirmant que la possibilité de faire appel reste ouverte à toutes les associations membres, suggérant ainsi que le Sénégal pourrait se tourner vers le Tribunal arbitral du sport.
Le président de la CAF a insisté sur le fait que l’organisation ne permettra aucun traitement préférentiel pour un pays au détriment d’un autre, soulignant que les événements de la finale de la CAN 2025 sont pris très au sérieux, et que des mesures concrètes ont déjà été mises en place pour corriger les failles identifiées.
P. Motsepe a conclu en affirmant qu’il est crucial que les fans de football « dans divers pays africains, selon leur propre évaluation, et non celle de la CAF ou la mienne, considèrent les décisions de nos organes judiciaires comme équitables, intègres et impartiales. » Il a ajouté que « les arbitres, les techniciens VAR et les délégués de match doivent être perçus comme des individus justes et équitables. »
