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La guerre se poursuit dans la bande de Gaza : Le Hamas exprime des réserves sur le plan de déconflixion

Dans la bande de Gaza, les combats se poursuivent alors qu’une feuille de route est parvenue au Hamas, dont le leader est attendu au Caire pour en discuter les termes. Les dernières nouvelles laissent entendre que la résistance palestinienne, toutes composantes confondues, s’accrochent à leur revendications principielles. Il est question de fin des hostilités, du retrait des forces israéliennes de Gaza et de la levée du blocus, entre autres. Des réserves du Hamas ont été confirmée jeudi sur plusieurs points du document élaboré à Paris.
La guerre se poursuit dans la bande de Gaza : Le Hamas exprime des réserves sur le plan de déconflixion

Les raids israéliens se poursuivent dans la bande de Gaza en dépit d’une situation humanitaire critique et du retrait précipité des forces israéliennes de plusieurs régions.  Au cours de la nuit, des témoins ont fait état de frappes israéliennes à proximité de l’hôpital Nasser de Khan Younès, grande ville du sud du territoire où se cachent selon Israël des dirigeants locaux du Hamas. La ville est bombardée sans relâche depuis des semaines. Les hôpitaux du territoire ravagé, sous pression, sont au centre des préoccupations. L’armée israélienne continue, sans relâche de pilonner la bande de Gaza. En 24 heures, mercredi, les combats au sol et les bombardements ont fait 150 morts.

Le dernier bilan élaboré jeudi par le ministère de la Santé, signale 27 019 martyrs tombés à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre dernier. Les morts sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. La même source dénombre aussi pas moins de 66 139 blessés, dont une bonne partie dans une situation grave.

La résistance palestinienne, toutes composantes confondues, continue à résister dans divers coins de Gaza, ciblant en particuliers les chars et bulldozers militaires de l’armée sioniste. Les brigades Al-Quds assurent avoir ciblé avec un obus TPG un groupe de soldats ennemis stationnés à l’intérieur d’un appartement à l’ouest de la ville de Gaza plus…Les souricières montées par les combattants palestiniens se révèlent souvent particulièrement mortelles pour l’armée sioniste.

Dans ce petit territoire pas plus grand que 360 km carrés qui subit une pluie de bombes, assiégé et coupé de tout, « la population meurt de faim » dénonce un responsable de l’Organisation mondiale de la santé. L’aide humanitaire entre seulement au compte-goutte. Et 1,7 million des 2,4 millions d’habitants ont dû fuir leur foyer, se retrouvant sans rien, alors que les températures ne cessent de baisser.

Des Palestiniens arrêtés par l’armée israélienne dans la bande de Gaza, et actuellement soignés dans un hôpital de Rafah (sud) après avoir été libérés jeudi, ont rapporté à l’AFP avoir été victimes de violences et de privations en détention. Les soldats israéliens ont arrêté des dizaines d’habitants depuis le début de leur offensive terrestre déclenchée après l’attaque sans précédent, le 7 octobre, du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien. Pour sa part, l’armée israélienne a déclaré qu’elle avait arrêté « des individus soupçonnés d’être impliqués dans des activités terroristes » et affirmé qu’ils avaient été traités « en conformité avec le droit international ». Certains Gazaouis, qui disent toutefois avoir été arrêtés sans motif, ont été détenus pendant des jours, d’autres des semaines, avant d’être relâchés par groupes. Des images ont par ailleurs immortalisé le traitement réservé aux Palestiniens, dénudés et mains et pieds entravés, tirés sans ménagement par les soldats israéliens.

Al Jazeera rapporte que, selon le ministère palestinien de la Santé à Gaza, plus de 30 000 personnes déplacées dans les écoles proches de l’hôpital Nasser à Khan Younès n’ont ni eau, ni nourriture, ni lait maternisé. Le ministère a appelé l’ONU et ses institutions à intervenir d’urgence pour répondre aux besoins des personnes déplacées.

L’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a annoncé jeudi qu’elle risquait de devoir mettre la clef sous la porte « d’ici fin février », après que 13 pays, dont d’importants donateurs, ont annoncé suspendre leur financement. « Si les financements restent suspendus, nous devrons très probablement cesser nos opérations d’ici fin février, non seulement dans la bande de Gaza, mais aussi dans toute la région », a indiqué Philippe Lazzarini, chef de l’Unrwa, dans un communiqué.

« Colonne vertébrale » de l’aide à Gaza, selon l’ONU, l’Unrwa est accusée par Israël d’être « totalement infiltrée par le Hamas ». Elle intervient aussi en Cisjordanie, au Liban, en Syrie et en Jordanie. L’ONG Médecins sans frontières s’est aussi déclarée alarmée « par la décision de certains pays de suspendre le financement de l’Unrwa. »

« Nous sommes alarmés par la décision de certains pays de suspendre le financement de l’Unrwa, qui constitue une bouée de sauvetage pour des millions de Palestiniens. À Gaza, la crise humanitaire a atteint des niveaux catastrophiques. Toute limitation supplémentaire de l’aide entraînera davantage de morts et de souffrances », a notamment écrit sur X l’ONG.

Sigrid Kaag et Anthony Blinken se sont réunis dans la nuit de mercredi à jeudi à Washington pour discuter de la situation actuelle de l’Unrwa. Le chef de la diplomatie américaine a déclaré que les États-Unis « travaillaient toujours en étroite collaboration avec Sigrid Kaag, avec Israël, avec l’Égypte, et avec toutes les autres parties concernées afin de maximiser l’aide apportée à Gaza ».

« Il y a un certain nombre de questions dont nous devons également continuer à parler, […] notamment des conditions sûres pour acheminer l’aide non seulement aux travailleurs humanitaires, mais aussi à ceux qui la reçoivent. Nous devons également parler du détournement de l’aide, et éviter tout risque potentiel que cette dernière tombe entre de mauvaises mains », a expliqué Sigrid Kaag, lors d’une déclaration faite avant la réunion.

A signaler aussi que Ron Dermer, ministre israélien des Affaires stratégiques, a rencontré récemment Jake Sullivan, conseiller américain à la sécurité nationale, à la Maison Blanche, a déclaré John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale. Les deux hommes ont discuté de la guerre en cours à Gaza, des efforts visant à accroître l’aide humanitaire aux Palestiniens dans la bande de Gaza et des négociations visant à garantir la libération des 136 otages restants à Gaza, a déclaré J. Kirby.

La rencontre fait suite à des réunions que J. Sullivan a tenues avec les familles de plusieurs otages américains, ainsi qu’avec le Premier ministre du Qatar, l’un des principaux médiateurs entre Israël et le Hamas.

Matt Miller, porte-parole du Département d’État américain, a réitéré l’opposition américaine à l’idée d’une zone tampon que Tsahal est en train d’établir autour de Gaza, à la frontière de l’enclave avec Israël. Interrogé lors d’un point presse pour commenter les démolitions d’infrastructures civiles que Tsahal a effectuées à la fois au plus profond de Gaza et le long de la frontière où devrait être située la zone tampon, il a déclaré que les responsables israéliens avaient déclaré à leurs homologues américains qu’il s’agissait de démolition de bâtiments utilisés pour des activités terroristes. De plus, les responsables israéliens ont insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas l’intention d’occuper Gaza ou de laisser définitivement des troupes à l’intérieur de la bande après la guerre, a dit M. Miller. Avant de réitérer en conférence de presse que les États-Unis s’opposaient aux efforts visant à réduire le territoire de Gaza.

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