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J. Biden propose un Etat palestinien aux contours flous : B. Netanyahu se braque et dit niet

by Perspectives Med
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J. Biden propose un Etat palestinien aux contours flous : B. Netanyahu se braque et dit niet

Après la publication d’un rapport du mouvement islamiste palestinien, dans lequel ce dernier tente notamment de justifier son attaque sanglante du 7 octobre, B. Netanyahu « rejette catégoriquement les conditions de capitulation des monstres du Hamas », assure-t-il dans une vidéo, déplorant que le groupe terroriste exige « la fin de la guerre, le retrait de nos forces de Gaza » et « la libération de tous les meurtriers et violeurs ». « C’est mon insistance qui a empêché pendant des années la création d’un État palestinien qui aurait constitué un danger existentiel pour Israël. Tant que je serai Premier ministre, je continuerai de m’y tenir fermement. »

Une fois de plus, B. Netanyahu provoque une levée de boucliers diplomatiques. Le Premier ministre israélien maintient son discours à propos du conflit au Proche-Orient.  A l’issue de cette guerre contre le Hamas, dit-il, Israël doit garder le contrôle sur Gaza pour assurer sa sécurité, ce qui, selon lui, n’est pas compatible avec l’exercice d’une souveraineté palestinienne. Autrement dit, pas question de remettre sur la table la question d’une solution à deux États, contrairement au souhait de la communauté internationale et des alliés d’Israël qui ont très vite réagi ce matin.

Les États-Unis restent muets, mais les déclarations de B. Netanyahou sonnent comme un désaveu pour J. Biden, car le Premier ministre israélien, à la suite de la première conversation téléphonique entre les deux hommes depuis un mois, prend le contre-pied du président américain, malgré le soutien inconditionnel offert par Washington à l’État hébreu depuis le 7 octobre. Grant Shapps, ministre britannique de la Défense a jugé dimanche « décevant » que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ait affirmé son opposition à une « souveraineté palestinienne » à Gaza. « Il est décevant d’entendre cela de la part du Premier ministre israélien », a déclaré G. Shapps sur Sky News, ajoutant que, pour le Royaume-Uni ,« il n’y a pas d’autre option » qu’une solution à deux États pour résoudre le conflit dans la région.

Alors que le ministre français de la Défense est arrivé à Tel-Aviv pour une deuxième visite depuis l’opération du 7 octobre, Stéphane Séjourné, chef de la diplomatie française a assuré, dans un message, que « les Palestiniens ont le droit à la souveraineté et à un État et la France restera fidèle à son engagement pour atteindre ce but. »

En parallèle, Pedro Sanchez, chef du gouvernement espagnol, a apporté dimanche son soutien aux dizaines de milliers de personnes qui ont participé la veille aux manifestations propalestiniennes dans plusieurs villes d’Espagne. « Nous aussi, nous sommes avec eux tous et elles toutes », a déclaré P. Sanchez lors d’une convention du Parti socialiste en Galice, en évoquant les manifestations « dans de nombreuses rues et de nombreux villages d’Espagne (…) pour la reconnaissance de l’État palestinien et la fin de la guerre au Moyen-Orient ».

Ces manifestations, à l’appel de la plateforme Réseau de solidarité contre l’occupation de la Palestine et avec comme mot d’ordre « Arrêtons le génocide en Palestine », ont eu lieu dans plusieurs grandes villes dont Madrid qui a connu la plus forte participation, 25 000 personnes selon le gouvernement.

 

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