Le temps est aux regrets. Dimanche 17 novembre, la maire de la capitale néerlandaise a exprimé des regrets quant au choix des mots, expliquant qu’elle souhaitait traduire la peur et la tristesse ressenties par la communauté juive locale. Comme elle a dénoncé l’instrumentalisation politique de ses propos, notamment par des responsables israéliens.
La polémique s’étend également aux Pays-Bas, où certains politiciens auraient détourné ses déclarations pour stigmatiser les Amstellodamois musulmans. Nul besoin de revenir sur les dérives racistes d’un sinistre leader de droite qui a appelé à poursuivre « surtout » les musulmans d’origine marocaine, conformément aux lois sur le terrorisme. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la ministre des Finances a choisi, elle, de jeter l’éponge, excédée qu’elle fut par le flot d’insanités racistes partagées entre officiels néerlandais… La maire a critiqué ces réactions, appelant à une meilleure gestion des tensions sociales dans sa ville et à une coopération constructive des autorités nationales.
Par ailleurs, la police néerlandaise poursuit son enquête et a déjà arrêté neuf personnes impliquées dans ces violences. Au total, 45 suspects sont ciblés, un chiffre qui pourrait augmenter grâce à l’analyse des vidéos disponibles. F. Halsema a également plaidé pour des enquêtes indépendantes afin de comprendre les origines de ces incidents. Le problème qui se pose dès lors serait de savoir si les renseignements néerlandais ont réussi à analyser les communications échangées entre supporters israéliens lors de leur séjour dans le Royaume. Auquel cas, les services israéliens seront à coup sûr confondus pour avoir canalisé la colère feinte des supporters israéliens venus pour véhiculer, en premier lieu, le récit sioniste sur le génocide en cours dans la bande de Gaza.