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Exploitation du gaz libanais : Le Hezbollah ne désarme pas…

Le dossier du gaz continue d’alimenter la chronique de la tension israélo-arabe. Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, a affirmé, mardi 19 juillet, que la résistance se trouve face à un « moment historique pour sauver le Liban ». Un ultimatum a été fixé pour reconnaitre les droits maritimes libanais et lever le blocus qui interdit l’exploitation des ressources énergétiques.

« Il n’y aura pas d’extraction de pétrole dans toute l’entité israélienne si le Liban ne prend pas son droit », a rappelé le leader du Hezbollah qui faisait référence à l’équation qu’il avait établi lors de son discours du 13 juillet dernier.

A l’occasion des célébrations d’Achoura, H. Nasrallah a souligné que la guerre n’est pas inévitable. « Nous ne sommes pas sûrs d’aller en guerre. Il se peut qu’il y ait une attaque localisée et une riposte qui lui convient. Les choses sont liées à la réponse israélienne, et peuvent donc dégénérer en guerre. Mais, d’un autre côté, les Israéliens pourraient se soumettre, avant d’aller en guerre », a-t-il laissé entendre. Revenant sur l’ultimatum qu’il avait fixé aux ennemis, il a assuré que  «notre volonté n’est pas d’ouvrir un front, mais d’obtenir nos droits. Nous haussons le ton pour que les Américains et les Israéliens se soumettent, car le processus de l’effondrement du Liban se poursuit. Si, pour certains, la solution est la reddition, nous ne l’admettrons en aucun cas. Et si le Liban ne fait pas pression aujourd’hui, il ne pourra plus tenir bon ».

Commentant l’action du médiateur américain chargé des négociations sur la démarcation des frontières entre Israël et le Liban, il a assuré que celle-ci « n’a pas apporté de réponse claire, bien que le Liban ait fait de grandes concessions. Le minimum que le Liban réclame n’a pas encore été obtenu ». En foi de quoi, s’il a espéré « ne pas être obligés d’ouvrir le feu et que l’ennemi se désiste », il n’a pas hésité à rappeler que tout dépend des développements, en soulignant que le Hezbollah était « prêts à tout ».

Le numéro un du Hezbollah a affirmé que « l’ennemi se sent aujourd’hui faible et ne veut pas de guerre, car il sait que la guerre ne sera pas seulement avec le Hezbollah, mais pourrait impliquer tout l’axe (de la résistance) qui le renversera. Entrer en guerre, pour Israël, est une option très risquée et coûteuse ».

H Nasrallah a rappelé que son dernier discours « a conduit à confirmer les négociations et non à les perturber. Il y a des signes positifs et nous attendons toujours la réponse de l’ennemi ». Ajoutant que le Liban est face à une « occasion historique, en or, pour sortir de sa crise, et si nous n’en profitons pas, nous ne pourrons peut-être pas extraire du pétrole pour les 100 prochaines années ».

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