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En pleine campagne israélienne contre Jénine : M. Rubio réaffirme le soutien de Washington à Tel-Aviv. L’administration Trump se détourne de la cause palestinienne

by Perspectives Med
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En pleine campagne israélienne contre Jénine : M. Rubio réaffirme le soutien de Washington à Tel-Aviv. L’administration Trump se détourne de la cause palestinienne

Alors que cette ville se trouvait visée par des tirs nourris, le secrétaire d’Etat s’est entretenu mercredi avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour « souligner que le maintien du soutien inébranlable des Etats-Unis à Israël est une priorité absolue pour le président Donald Trump », a affirmé la porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce, dans un communiqué. M. Rubio s’est également engagé à « travailler sans relâche pour aider à libérer tous les otages encore détenus à Gaza », a-t-elle souligné.

Un accord de cessez-le-feu et d’échange de prisonniers est entré en vigueur dimanche, suspendant la guerre génocidaire d’Israël lancée contre la Bande de Gaza, depuis octobre 2023. L’accord en trois phases prévoit un échange de prisonniers et un maintien du calme, en vue d’une trêve permanente et du retrait des forces d’occupation israéliennes de la Bande de Gaza.

Le nouveau président américain a cependant révélé lundi, quelques heures après son investiture, qu’il n’était « pas sûr » que la trêve à Gaza tienne. Dans l’une de ses premières décisions, le président milliardaire a par ailleurs mis fin aux sanctions imposées par Joe Biden à des colons israéliens extrémistes de la Cisjordanie occupée, en raison de leurs attaques contre les Palestiniens.

En 2020, lors de son premier mandat, le républicain avait proposé un « deal du siècle » pour le conflit israélo-palestinien qui prévoyait l’annexion par Israël de pans de la Cisjordanie, mais n’avait jamais abouti, la ville d’Al-Qods, outre le Golan syrien. Son retour a donc ravivé en Israël le débat sur cette question ultrasensible. Au lendemain de son investiture et deux jours après l’entrée en vigueur de la trêve à Gaza, l’armée israélienne a lancé une offensive d’envergure contre Jénine, ville du nord de la Cisjordanie. Plus de 10 Palestiniens sont tombés en martyre et 35 autres blessés, selon le ministère palestinien de la Santé. « La situation est très difficile. L’armée d’occupation a rasé au bulldozer toutes les routes menant au camp de Jénine et à l’hôpital », a déclaré à l’AFP Kamal Abu Rub, gouverneur de la ville.

Vers qui se tournera donc le peuple palestinien ? L’ONU ? Elise Stefanik, récemment nommée par D. Trump au poste d’ambassadeur des États-Unis à l’ONU, a déclaré qu’elle soutient les affirmations de l’extrême droite en Israël selon lesquelles les Juifs ont le « droit biblique » de prendre des terres aux Palestiniens en Cisjordanie occupée. L’élue républicaine du Congrès de New York, a fait cette déclaration lors d’une audition de la commission sénatoriale des affaires étrangères, le 21 janvier, au sujet de sa confirmation en tant que nouvelle ambassadrice auprès des Nations unies. Réputée ardente partisane d’Israël et soutenant sa décision d’annuler le financement de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), elle a refusé de répondre directement à la question. Se contentant de lâcher :  « Je pense qu’ils méritent mieux que les échecs subis sous la houlette de terroristes ».

Par ailleurs, D. Trump a signé un décret reconnaissant de nouveau le mouvement de résistance yéménite, Ansarullah, comme « organisation terroriste étrangère ».

« Les Houthis (Ansarullah, ndlr) sont inscrits sur la liste des organisations terroristes étrangères. Leurs activités menacent la sécurité des civils et des militaires américains au Moyen-Orient, la sécurité de nos plus proches partenaires régionaux, et la stabilité du commerce maritime internationale. Notre politique consiste à coopérer avec nos partenaires régionaux pour détruire les capacités et les opérations des Houthis », selon le décret signé, le mercredi 22 janvier.

La Maison Blanche, qui n’a pas apparemment tiré de leçons des conséquences de ses agressions stériles de l’année dernière contre le Yémen, a prétendu que sa politique vise  « à coopérer avec nos partenaires régionaux pour couper les ressources des Houthis afin de mettre fin à leurs attaques. »

Rappelant que les combattants d’Ansarullah ont effectué depuis octobre 2023 plus de 300 tirs en direction d’Israël, l’administration US a souligné que « les attaques des Houthis contre la navigation internationale se sont traduites par une inflation internationale ».

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