Home MarocSouverainetéDossier saharien : Intérêts contradictoires chez l’Oncle Sam. Lorsqu’un think tank US, prosioniste, fait le panégyrique de l’Algérie :

Dossier saharien : Intérêts contradictoires chez l’Oncle Sam. Lorsqu’un think tank US, prosioniste, fait le panégyrique de l’Algérie :

by Perspectives Med
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Dossier saharien : Intérêts contradictoires chez l’Oncle Sam. Lorsqu’un think tank US, prosioniste, fait le panégyrique de l’Algérie :

Ledit centre qui exhorte les responsables américains à « tirer parti de la volonté d’Alger de jouer un rôle de leader en matière de sécurité régionale et de contribuer à promouvoir l’excellence du pays dans la lutte contre le terrorisme », fait preuve de myopie avancée. En oblitérant la réalité régionale au regard des intérêts exprimés par les parties concernée. Les États sahéliens, rappelle-t-on, ont rejeté cette « volonté » algérienne de bien faire. Mali, Burkina Faso et Niger, désormais fédérés depuis septembre 2023 au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), n’ont pas hésité à dénoncer vivement les « ingérences algériennes dans leurs affaires internes ».

En plus de la situation instable au Sahel, le think-tank reconnaît à l’Algérie « un rôle crucial » dans la résolution de la question du Sahara occidental. « Ce partenaire (l’Algérie) sera essentiel compte tenu de l’alignement inédit de l’Occident sur le projet marocain de négocier une résolution du conflit du Sahara occidental au Conseil de sécurité de l’ONU, et de la position américaine apparemment irréversible de reconnaître la souveraineté marocaine sur le territoire ». Le rapport va plus loin en suggérant qu’« Alger pourrait même jouer un rôle pour convaincre le Polisario d’accepter un modèle négocié d’autonomie, en utilisant le plan d’autonomie marocain comme cadre de départ. Mais cette évolution, bien que peu probable, devrait être conditionnée au respect de l’Algérie par les États-Unis ».

Tout en revendiquant le « statut d’observateur », à l’instar de la Mauritanie, l’Algérie a officiellement condamné les récentes résolutions de l’instance exécutive de l’ONU appelant à une reprise du processus des Tables rondes, suspendu depuis mars 2019.

Dans un tout récent communiqué de la diplomatie algérienne, le voisin de l’Est a réaffirmé son soutien à une solution permettant au peuple sahraoui « d’exercer son droit inaliénable et imprescriptible à l’autodétermination, conformément aux résolutions pertinentes de la légalité internationale émanant de l’Assemblée générale ou du Conseil de sécurité ».

En septembre 2024, le système algérien avait confié la défense de ses intérêts aux États-Unis au cabinet BGR Group, proche d’Israël. John Bolton, fervent défenseur du Polisario, est également un grand partisan d’Israël, tout comme l’était le sénateur républicain James Inhofe (décédé le 9 juillet 2024) ou encore James Baker, ancien envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental. En décembre 2020, tous trois avaient salué la reprise des relations diplomatiques entre Rabat et Tel-Aviv, tout en condamnant la reconnaissance par le président Donald Trump de la marocanité du Sahara.

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