Ce limogeage intervient trois mois après la désignation de Mohamed Yeslem Beissat comme nouveau « ministre des Affaires étrangères » du Polisario. Aux yeux des observateurs de la chronique des séparatistes, ce limogeage équivaut à la facture de l’échec diplomatique que doit payer le représentant du Polisario en Suisse.
En mai 2023, le dénommé Bachir avait été désigné représentant du Front à Genève, après avoir dirigé pendant plusieurs années la représentation du Polisario auprès de l’Union européenne, poste qui lui avait permis de parcourir l’Europe. Durant ses deux ans à Genève, il n’a pas réussi à ralentir l’élan du Maroc au sein des organisations des Nations unies basées dans la ville suisse. En témoigne le nombre croissant de rencontres organisées par le royaume en marge des sessions du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Ces événements ont été marqués par la présence de Sahraouis, dont certains avaient brûlé les ponts avec le Polisario pour rejoindre le royaume.
