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Des djihadistes appréhendés au Maroc et en Espagne : La hantise du radicalisme…

Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) a démantelé, mardi matin, une cellule terroriste affiliée au groupe terroriste Daech, dont les membres s’activaient dans les villes de Tiznit et Sidi Slimane. La veille, en Espagne, un autre réseau a été démantelé.
Des djihadistes appréhendés au Maroc et en Espagne : La hantise du radicalisme…

Cette opération sécuritaire menée par les éléments de la force spéciale de la Brigade d’intervention rapide a permis l’interpellation de 4 extrémistes, âgés de 22 à 44 ans, indique un communiqué du BCIJ.

Les perquisitions effectuées aux domiciles des mis en cause ont permis la saisie de matériels paramilitaires, dont un gilet tactique, un casque, un viseur et une cagoule, outre des manuscrits à caractère extrémiste et un ensemble de supports électroniques qui seront soumis à l’expertise numérique nécessaire, précise la même source.

Les premiers éléments de l’enquête ont révélé que les membres de cette cellule terroriste se sont engagés dans des opérations suspectes, en vue de mobiliser les ressources financières et l’appui logistique nécessaires dans la perspective d’exécuter des projets terroristes au Maroc, en vue de porter atteinte à l’ordre public. Les mis en cause interpellés dans le cadre de cette cellule terroristes ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête préliminaire.

La veille, des agents espagnols infiltrés ont réussi à noyauter une cellule supposément terroriste basée dans le nord du Maroc avec des antennes dans différents pays en Europe, dont l’Espagne. Deux hommes, identifiés comme faisant partie d’une cellule terroriste visant à recruter de nouvelles personnes dont des femmes facilement influençables, ont été présentés  devant la justice espagnole dans le cadre de cette affaire.

La police soutient que les prévenus utilisaient des messages codés, et des phrases détournées de leur contexte, pour parler de djihadisme. Ils usaient également de phrases voulant dire qu’il voulaient épouser une femme et qu’il fallait avoir une bonne santé physique et mentale pour le faire, alors qu’ils parlent, selon les enquêteurs de djihad. Mais d’après l’un des deux accusés, il allait réellement épouser une fille et c’est pourquoi l’autre (son co-accusé) lui a recommandé d’être en bonne santé physique pour pouvoir se marier et de ne pas faire le jihad.

Devant la Cour nationale, les prévenus ont nié avoir des relations avec des groupes comme Al-Qaïda et l’État islamique (Daesh), déclarant tous deux être seulement des musulmans « pacifiques ». Le parquet a requis 3 ans et demi de prison pour les deux hommes pour délit d’auto-endoctrinement terroriste. Le ministère public soutient que le groupe était rattaché « au courant islamiste radical Hunafa et aligné idéologiquement sur l’organisation terroriste Al-Qaïda ».

Mais les deux hommes sont catégoriques et affirment qu’ils n’ont rien à voir avec le djihadisme. Le dénommé Ahmed O  perçu comme le chef de la cellule et Issam B, qui est soupçonné de faire partie de la branche espagnole de ce groupe de recrutement, ont tous deux assuré n’avoir « jamais » eu d’intentions djihadistes. Ils ont expliqué qu’ils se connaissaient depuis l’enfance, qu’ils étaient amis, voisins et originaires de la même ville au Maroc.

Issam B. a nié avoir envoyé aux autres accusés des vidéos à contenu djihadiste ou avoir tenté de recruter des personnes pour mener le jihad. « Je ne soutiens pas les activités terroristes, je ne fais pas d’annonces ni de renommée pour les djihadistes, je suis totalement contre la violence. Je suis un musulman pacifique, je suis venu en Espagne pour chercher une vie digne et meilleure, aider ma famille au Maroc, rien de plus et rien de moins », a-t-il indiqué selon Europa Press.

Mais le Parquet présente Ahmed O. comme « chef religieux, promoteur et promoteur de ce groupe », dont les ramifications existent en Belgique. Les enquêteurs se sont basés également sur les témoignages d’un agent infiltré qui a contacté Issam B. via les réseaux sociaux, et qui a soutenu que  l’accusé avait commencé par lui parler de questions religieuses sans rapport avec le jihad, pour lui envoyer plus tard des textes et des chants jihadistes.

Les enquêteurs ont souligné que les accusés publiaient ouvertement sur les réseaux des vidéos à caractère djihadiste extraites des référentiels de Daesh et qu’ils recherchaient principalement des profils de femmes qu’ils pourraient facilement manipuler. De même, ils soutiennent que l’intention de la cellule présumée n’était pas seulement d’endoctriner, mais qu’ils envisageaient de s’installer dans une zone où « ils afficheraient leur religion dans le maximum de splendeur ».

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