Les deux ONG affirment dans un communiqué que « ces listes ne sont la propriété ni des partis, ni de leurs dirigeants, mais un mécanisme démocratique ayant une finalité constitutionnelle, à savoir accroître la participation politique des femmes et parvenir à la parité. » Plus, notent-elles, « la gestion de ces listes n’est pas une affaire purement interne, lorsqu’elle porte atteinte aux principes d’équité, d’égalité des chances et d’intégrité de la représentativité politique ». Par la même occasion, les coordinations ont lancé un appel à « toutes les forces démocratiques, de défense des droits humains et des droits des femmes, ainsi qu’aux médias », pour faire face à « toute forme de marchandisation de la participation politique des femmes ».
Par ailleurs, elles insistent sur le fait que « ces pratiques ne doivent pas être considérées comme de simples querelles internes aux partis, mais comme un enjeu démocratique fondamental et une question de modèle politique pour notre pays ». Dans ce sens, elles estiment ne pas avoir mené « la lutte sur des décennies en faveur de l’égalité et de la parité pour que le plafond de verre politique soit remplacé par un autre plus dur : celui des contraintes financières ».
Après des semaines de polémique sur des cas révélés dénoncés par des ex-candidates, l’appel souligne que les militantes au sein des partis « ne sauraient être réduites à de simples réservoirs électoraux ou à des figures de proue sur les listes. »

