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Alger et Pretoria s’agitent en Afrique : Pour nuire aux intérêts de Rabat

Que font les Algériens et les Sud-africains lorsqu’ils se rencontrent ? Ils complotent contre le Maroc ! Dans un communiqué conjoint publié à l’issue de la visite de Naledi Pandor, ministre sud-africaine des Affaires étrangères à Alger, l’Algérie et l’Afrique du sud, entendent baliser la voie de l’action à venir de l’envoyé personnel du S.G de l’ONU pour le Sahara occidental. Et le font savoir…

N. Pandor, cheffe de la diplomatie sud-africaine, a fait un crochet, dimanche, en se rendant dans les camps de Tindouf avant de clore sa visite de trois jours à Alger. Histoire de démontrer la détermination de Pretoria à soutenir la cause des sécessionnistes du Polisario retranchés dans les camps de Lahmada, sous bonne garde de l’armée algérienne.
Mais le ton de l’engagement sud-africain a été annoncé avant ce déplacement à Tindouf. En effet, Algériens et Sud-africains ont fait savoir via un communiqué tout ce qu’il y a d’officiel qu’ils veulent fixer les règles aux actions du nouvel envoyé personnel d’Antonio Guterres, S.G de l’ONU, le diplomate italo-suisse Staffan de Mistura, en l’enjoignant à «coordonner étroitement» ses initiatives avec l’Union africaine dans le règlement du conflit.
Dans un communiqué conjoint diffusé dimanche, Alger et Pretoria indiquent que l’objectif de cette «coordination» entre les deux pays vise «d’assurer la mise en œuvre de la décision du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, adoptée le 9 mars 2021 invitant le Royaume du Maroc et la République arabe sahraouie démocratique (RASD), tous deux membres de l’UA, à entamer des négociations directes sans conditions préalables à cet effet». Une résolution déjà minorée par Rabat, Nasser Bourita l’ayant qualifiée de «non événement», dans des déclarations à la presse.
Alger et Pretoria ne se sont pas limités au seul fait de rappeler la décision du Conseil de Sécurité et de la Paix de l’instance panafricaine datant du mois de mars, mais ont fait valoir une ancienne décision de l’instance exécutive des Nations unies.
Les deux pays demandent ainsi à S. De Mistura de «réactiver le processus de l’ONU en vue de la mise en œuvre du Plan de règlement adopté à l’unanimité par le Conseil de sécurité dans sa résolution 690 (1991)». Résolution remisée depuis de nombreuses années, les résolutions des Quinze sur la question du Sahara occidental n’y font plus référence.
Les deux parties ont sacrifié au rituel constant en pareille occasion en réaffirmant leur engagement «à soutenir la lutte légitime du peuple sahraoui pour l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination».

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