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Agression israélo-américaine contre l’Iran : Les gisements des hydrocarbures brûlent

by Perspectives Med
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Agression israélo-américaine contre l’Iran : Les gisements des hydrocarbures brûlent

En dépit des multiples mises en garde, Donald Trump a affirmé mercredi que l’Iran était en train d’être rapidement « mis hors d’état de nuire ». Et Donald Trump d’ajouter sur son compte Truth Social: « Rappelez-vous, pour tous ces “idiots” absolus, l’Iran est considéré par tout le monde comme le PREMIER ÉTAT SPONSOR DU TERRORISME. Nous sommes en train de les mettre rapidement hors d’état de nuire ! » Le président américain Donald Trump a suggéré mercredi « d’en finir » avec ce qu’il reste de « l’État terroriste iranien » et a appelé les pays dépendant du détroit d’Ormuz à prendre leurs responsabilités, critiquant des alliés « non réactifs ».

« Je me demande ce qui se passerait si nous “en finissions” avec ce qu’il reste de l’État terroriste iranien, et que nous laissions les pays qui l’utilisent nous ne l’utilisons pas être responsables de ce soi-disant “détroit” ? Cela mettrait certains de nos “alliés” non réactifs au travail, et rapidement !!! », a écrit D. Trump dans un message publié sur Truth Social.

L’attaque de South Pars, gisement iranien d’importance, ne relève donc pas du pur hasard. C’est l’embrasement régional qui est ainsi visé.

Le ministère irakien de l’Électricité a annoncé mercredi que les flux de gaz iranien se sont arrêtés à la suite des récents événements dans la région, entraînant une réduction significative de la production d’électricité et la mise hors ligne d’environ 3 100 mégawatts. Cette perturbation fait suite à des informations des médias iraniens indiquant que plusieurs installations liées au champ gazier de South Pars, situé dans la zone énergétique d’Assaluyeh sur la côte sud du Golfe en Iran, ont été visées mercredi par des attaques à la missile. L’Iran détient 43 champs gaziers, dont South Pars, le plus important. Il s’agit du plus grand gisement de gaz naturel au monde, partagé avec le Qatar, où il est connu sous le nom de North Field.

Cette situation intervient alors que les inquiétudes mondiales grandissent concernant la possibilité que les infrastructures énergétiques iraniennes soient ciblées par des frappes américaines ou israéliennes dans le cadre de la guerre qui dure désormais depuis trois semaines, ce qui pourrait provoquer des dégâts économiques et environnementaux majeurs dans la région.

L’Irak dépend fortement du gaz iranien pour faire fonctionner ses centrales électriques, notamment dans le sud, ce qui rend le pays vulnérable aux interruptions d’approvisionnement. L’Iran fournit à l’Irak 50 millions de mètres cubes de gaz par jour, couvrant environ un tiers des besoins du pays et générant 6 000 mégawatts d’électricité quotidiennement.

Si le Qatar a fermement condamné l’attaque israélienne visant des installations gazières liées au champ South Pars en Iran, qualifiant ce geste de «  dangereux et irresponsable  » dans un contexte de tensions régionales croissantes, cela n’a pas empêché les Iraniens de frapper les intérêts pétroliers US dans l’émirat. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d’Iran a averti mercredi de frappes imminentes visant d’importantes installations pétrolières et gazières dans les pays du Golfe, appelant les civils et les employés à évacuer les zones proches des infrastructures énergétiques clés.

Le CGRI a émis une « alerte urgente » à l’intention des citoyens et des résidents se trouvant à proximité de plusieurs sites en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar, selon l’agence semi-officielle iranienne Tasnim. Le communiqué mentionne plusieurs installations qualifiées de « cibles directes et légitimes », notamment la raffinerie SAMREF et le complexe pétrochimique de Jubail en Arabie saoudite, le champ gazier d’Al Hosn aux Émirats arabes unis, ainsi que le complexe pétrochimique de Mesaieed et la raffinerie de Ras Laffan au Qatar. Le CGRI a appelé les civils, résidents et employés à quitter immédiatement ces zones et à s’en éloigner sans délai, avertissant que ces sites pourraient être visés « dans les prochaines heures ».

Il a ajouté que des avertissements répétés avaient déjà été adressés aux gouvernements du Golfe, les accusant de suivre ce qu’il a qualifié de « voie dangereuse ». Ces mises en garde interviennent après que des médias iraniens ont fait état d’une frappe aérienne conjointe américano-israélienne contre des réservoirs de gaz sur le site de South Pars, dans la ville méridionale d’Asaluyeh, mercredi, interrompant la production de deux raffineries d’une capacité combinée d’environ 100 millions de mètres cubes par jour.

Par ailleurs, la télévision iranienne a annoncé le martyre d’Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, lors d’une attaque israélo-américaine contre Téhéran la nuit dernière, et du commandant des Bassidj, le général de division Gholamreda Soleimani. Israel Katz, ministre israélien de la Défense, a ajouté mercredi que le ministre iranien du renseignement, Esmaeil Khatib, a été tué lors d’une frappe aérienne nocturne à Téhéran. Selon lui, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a «  autorisé l’armée à éliminer toute personnalité iranienne de haut rang… sans nécessité d’approbation supplémentaire  ».

Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré mercredi que le pays pleure la perte de plusieurs hauts responsables tués lors d’attaques américano-israéliennes. Dans un message publié sur le réseau social américain X, il a rendu hommage à Esmail Khatib, ministre du renseignement iranien, Ali Larijani, président du Conseil suprême de sécurité nationale, et Aziz Nasirzadeh, ministre de la Défense, ainsi qu’à certains de leurs proches et assistants. Le président a exprimé sa confiance que « leur voie se poursuivra plus fermement qu’auparavant ».

Abbas Araghchi, a affirmé que le système politique du pays restait solide, malgré la mort de hauts responsables lors des frappes américano-israéliennes, soulignant que de telles actions ne fragiliseraient pas la structure de l’État. Dans un entretien accordé à la chaîne qatarie Al Jazeera, le chef de la diplomatie iranienne a insisté sur le fait que la République islamique repose sur un système politique robuste. « Je ne sais pas pourquoi les Américains et les Israéliens n’ont toujours pas compris ce point : la République islamique d’Iran dispose d’une structure politique forte, avec des institutions politiques, économiques et sociales bien établies », a-t-il déclaré. « La présence ou l’absence d’un individu ne remet pas en cause cette structure », a-t-il ajouté. A. Araghchi a reconnu que les individus peuvent jouer des rôles importants, tout en soulignant que la solidité du système ne dépend d’aucune personne en particulier. « Bien sûr, les individus ont une influence et chacun joue son rôle – certains mieux, d’autres moins bien. Mais ce qui compte, c’est que le système politique en Iran constitue une structure très solide », a-t-il poursuivi.

Le Kremlin a condamné mercredi ce qu’il a qualifié de « meurtre et liquidation » de représentants de la direction iranienne, au lendemain de la confirmation par Téhéran de la mort de son chef de la sécurité dans une frappe israélienne plus tôt cette semaine. « Nous condamnons fermement les actions visant à porter atteinte à la santé, ou en particulier le meurtre et la liquidation, de représentants de la direction de l’Iran souverain (…) ainsi que d’autres pays. Nous condamnons de telles actions », a déclaré Dmitri Peskov,  porte-parole du Kremlin, lors d’un point de presse.

La veille mardi, les États-Unis ont annoncé avoir mené des frappes contre des sites de missiles iraniens situés à proximité du détroit stratégique d’Ormuz, en utilisant des munitions lourdes dites « deep penetrator », selon un communiqué du Commandement central américain (CENTCOM). « Il y a quelques heures, les forces américaines ont employé avec succès plusieurs munitions de 5 000 livres capables de pénétrer des structures fortifiées contre des sites de missiles iraniens durcis le long du littoral iranien, près du détroit d’Ormuz », a indiqué le CENTCOM sur la plateforme américaine X. Le commandement américain a précisé que ces missiles de croisière antinavires représentaient une menace pour le transport maritime international dans la zone.

Le New York Times, citant un responsable militaire américain, a rapporté que le porte-avions américain USS Gerald Ford se dirigera vers la base navale américaine de Crète pour des réparations, après un incendie qui s’y est déclaré la semaine dernière. La source a indiqué que les travaux de réparation devraient prendre au moins une semaine, et que la date de remise en service de l’appareil n’a pas encore été déterminée.

La chaîne israélienne Channel 12 a indiqué que le Gerald Ford devrait quitter la mer Rouge et accoster au port de Souda, sur l’île de Crète, pour au moins une semaine afin d’y effectuer une série de réparations et de travaux d’entretien. L’incendie a détruit les couchettes d’environ 600 soldats, en plus des dysfonctionnements fréquents signalés dans les systèmes du porte-avions.

Le quartier général central Khatam al-Anbiya des forces armées iraniennes avait annoncé que le porte-avions américain USS Gerald Ford, rappelé de la Méditerranée vers l’océan Indien et la mer d’Oman, avait été délibérément incendié par en mer Rouge par plusieurs soldats américains. Le corps des Gardiens de la révolution islamique avait annoncé le même jour le retrait du porte-avions USS Abraham Lincoln a été pris pour cible.

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