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Pressions occidentales sur Beyrouth : Le Hezbollah vent debout contre un pouvoir taiseux

by Perspectives Med
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Pressions occidentales sur Beyrouth : Le Hezbollah vent debout contre un pouvoir taiseux

Cette déclaration « témoigne d’une vulgarité et d’une insolence extrêmes, car elle révèle une audace flagrante visant à s’ingérer dans les moindres détails des affaires intérieures libanaises, sans aucun égard pour la souveraineté du Liban, l’indépendance de son pouvoir judiciaire, les normes diplomatiques ou la dignité du peuple libanais, allant jusqu’à interférer dans la détermination de ses choix nationaux et à lui imposer des orientations politiques », a-t-il déploré, dans un communiqué publié par le Bureau médiatique du Hezbollah.

« Nous, les ambassades du Royaume-Uni, des États-Unis d’Amérique, d’Australie, du Canada et du Japon, en tant qu’Amis du Liban, affirmons notre ferme soutien au gouvernement libanais pour garantir que les armes soient exclusivement entre les mains de l’État et que l’État seul ait l’autorité pour décider des questions de guerre et de paix » annonçait la déclaration de l’ambassade des États-Unis à Beyrouth.

A. Ammar a aussi reproché aux autorités libanaises son laxisme avec ces ingérences. « Le fait que les autorités libanaises persistent à permettre ces interventions répétées et les traitent comme s’il s’agissait d’actes normaux et courants est totalement inacceptable et condamnable. Leur responsabilité nationale et constitutionnelle exige qu’elles prennent des mesures sérieuses et efficaces pour mettre fin à ces violations qui portent atteinte à la souveraineté du Liban et de ses institutions, et constituent une insulte intolérable à l’égard de tous les Libanais. » Il a ajouté qu’il aurait été « plus approprié que ces pays, qui prétendent faussement être les amis du Liban et désireux de le soutenir, se réunissent pour publier une déclaration rejetant la poursuite de l’occupation israélienne des territoires libanais, condamner les attaques quotidiennes contre la souveraineté libanaise, les crimes, les destructions et déplacement de population, ainsi que la violation constante des accords et résolutions internationaux ». Et de conclure que ces Etat devraient afficher « leur soutien au droit du peuple libanais, garanti par les lois et conventions internationales, de se défendre et de défendre son territoire par tous les moyens légitimes, et appeler au dialogue et à l’entente nationale entre les Libanais, au lieu de contribuer à attiser les divisions et à inciter à la discorde parmi eux et de défendre leurs ennemis.»

Cheikh Ali Daamouche, chef du conseil exécutif du Hezbollah, a estimé, lui, que la défaite de Donald Trump et des républicains aux élections de mi-mandat et la victoire des démocrates ne changeront rien aux objectifs hostiles des États-Unis d’Amérique envers les peuples de notre région. « L’objectif des administrations américaines successives dans la région est clair : dominer notre région et nos pays et soutenir l’entité sioniste. Elles s’efforcent toujours d’atteindre leurs objectifs fixes et immuables, qui ne diffèrent pas d’une administration à l’autre, d’un président à l’autre, ni entre républicains et démocrates. Seules les méthodes peuvent varier », a-t-il déclaré lors de son sermon. « Il est vrai que la défaite de Trump aux élections de mi-mandat est due à la guerre contre l’Iran, aux échecs qu’il a subis en Iran, à l’évolution de l’opinion publique américaine concernant l’entité sioniste et la question palestinienne, ainsi qu’au génocide perpétré à Gaza par les sionistes avec le soutien américain. Cependant, cela ne signifie pas que la politique américaine envers Israël changera après ces élections. Quiconque croit que la victoire des démocrates aux élections de mi-mandat modifiera la politique américaine de soutien à l’entité sioniste et d’hostilité envers les peuples de la région se trompe. Démocrates et républicains adoptent la même politique hostile envers les peuples de notre région. »

Cheikh Daamouche a souligné que « ce qui nous préoccupe au Liban, c’est la non-ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures libanaises et la levée de leur tutelle sur le pays, car les interventions américaines au Liban ont atteint un niveau sans précédent ». Et d’ajouter qu’« elles ont commencé à imposer leur volonté en matière de décisions politiques, sécuritaires, judiciaires et financières, et à inciter les Libanais les uns contre les autres. Son projet est un projet de sédition parmi les Libanais, et nous ne laisserons pas ce projet aboutir et nous le combattrons comme nous l’avons fait par le passé ». Il a souligné que « les Etats-Unis font pression pour le désarmement de la résistance, tout en permettant à Israël, puissance occupante et meurtrière, de violer les villages du sud par des meurtres, des destructions et des bombardements, et en lui fournissant la couverture nécessaire grâce à l’accord-cadre qui légitime l’occupation et l’agression et viole la souveraineté. » Il a aussi déploré que « l’Amérique n’a pas œuvré et n’œuvrera jamais dans l’intérêt du Liban, elle est à l’origine des problèmes au Liban, dans la région et dans le monde ».

« Nous ne céderons à aucune pression et nous exercerons avec notre peuple notre droit légitime et naturel de résister et de préserver notre terre. Nous appelons l’État à adopter une position et des pratiques à la hauteur de la situation, de la grandeur et de la valeur de ce peuple et de ses honorables fils, et à traiter le Sud avec humanité et un esprit national, loin de tout calcul politique et de toute diktat américain ou israélien », a-t-il noté. Et d’ajouter qu’« il est inacceptable que les autorités réagissent avec indifférence face à la destruction et à l’agression qui se poursuivent dans le Sud, comme si cette région ne faisait pas partie du Liban. Le Sud n’est plus seulement un gouvernorat libanais ; il représente le Liban tout entier et englobe l’ensemble des combats, du conflit et des souffrances. Toute autorité respectueuse de son peuple et de la souveraineté de son pays réagirait à la situation actuelle dans le Sud par une politique d’urgence, gelant tous les projets et donnant la priorité à la cessation de l’agression, la fin de l’occupation, le retour des habitants, la reconstruction et la défense du territoire, du peuple et de la souveraineté. »

Il a soutenu que « résister à l’occupation et à l’agression ne constitue pas une violation de la constitution, mais plutôt un droit national légitime protégé par les principes de la constitution libanaise, et qu’aucune décision politique, gouvernementale ou judiciaire ne peut nous priver de notre droit naturel de défendre notre terre ni dépouiller la résistance de sa légitimité. » Avant de conclure que « la voie de la résistance se poursuivra quelles que soient les pressions et les difficultés, et la résistance perdurera tant que l’occupation se poursuivra. »

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