Dans un communiqué commun publié lundi, les signataires qualifient cette visite de « provocation politique délibérée à l’encontre du peuple marocain », représentant une « logique de domination coloniale », contraire aux principes de bon voisinage et de respect mutuel. Le texte réaffirme leur attachement à l’identité marocaine de Sebta, Melilla et des îles occupées, rejetant toute tentative d’imposer un fait accompli. Il dénonce également une contradiction avec le discours européen prônant la liberté, la justice et l’anticolonialisme, tout en maintenant des vestiges du colonialisme.
Les signataires appellent aussi les forces démocratiques et de défense des droits humains en Espagne et en Europe à engager un dialogue responsable pour résoudre ce différend historique, au profit de la justice, de la paix et de la coexistence entre les deux peuples. Ils rendent hommage à ceux qui ont perdu la vie en tentant de franchir la frontière vers Ceuta.
La Coalition marocaine des instances des droits humains, l’Association marocaine des droits humains, la Ligue marocaine pour la défense des droits de l’Homme, Transparency Maroc et le Forum marocain pour la vérité et la justice, figurent parmi les signataires dudit communiqué. Ce dernier a également été signé par plusieurs personnalités publiques, notamment Abderrahmane Benamrou, Abderrahim Jamai, Khadija Ryadi, Mustapha Ramid, Malika El Assimi et Ahmed Marzouki.
A rappeler que l’Alliance de la gauche, regroupant la Fédération de la gauche démocratique et le Parti socialiste unifié, avait déjà condamné la visite du monarque espagnol dans les deux villes, la décrivant comme une « nouvelle escalade contre le Maroc, État et peuple ».

