Selon ces sources, les échanges ont principalement ciblé l’Iran et les moyens de contenir l’influence de ses alliés au Moyen-Orient, avec un accent particulier sur le mouvement houthiste au Yémen. Lors de la réunion, les représentants présents, incluant ceux du Maroc, ont assisté à une présentation israélienne sur la possibilité d’apporter un soutien en systèmes de défense aérienne, similaire à l’aide fournie par Israël aux Émirats lors du conflit avec l’Iran.
Le bureau du Premier ministre israélien avait confirmé dans un communiqué officiel que B. Netanyahou et son épouse s’étaient rendus aux Émirats sur invitation de MBZ, précisant que la visite visait à renforcer les relations bilatérales et à aborder les défis régionaux. Le communiqué ajoutait que la délégation israélienne l’accompagnant comprenait le chef du Conseil de sécurité nationale israélien, le directeur du Mossad, le secrétaire militaire du Premier ministre, ainsi que le conseiller politique. Plusieurs avions ont convoyé, dans l’anonymat, les responsables de l’entité sioniste.
A rappeler aussi que pour la première fois depuis la guerre à Gaza, au lendemain des attaques du Hamas du 7 octobre 2023, les pays signataires des Accords d’Abraham se sont réunis officiellement à New York afin de relancer leur coopération et d’envisager l’élargissement de ces accords, rapporte un média américain.
Les États-Unis, Israël, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc ont participé à cette rencontre, organisée par la Fondation N7. Le Kazakhstan y a également été convié pour la première fois, après avoir exprimé son intérêt pour ces accords.
La délégation américaine était conduite par Allison Hooker, sous-secrétaire d’État aux affaires politiques. Selon les participants, l’objectif était de renforcer les relations existantes et de développer des projets communs dans des domaines tels que le commerce, les investissements, les technologies et la connectivité régionale.
Les Accords d’Abraham, lancés en 2020 sous la première administration du président Donald Trump, avaient pour objectif de normaliser les relations entre des pays arabes et Israël. Le Maroc y avait adhéré en décembre 2020. Leur élargissement, notamment vers l’Arabie saoudite, avait toutefois été freinée par la guerre à Gaza. Rabat et Tel-Aviv ont décidé, le 16 septembre, d’élever leurs représentations diplomatiques au rang d’ambassades. L’investissement proche-oriental du Royaume, sous la férule américano-israélienne, est loin de faire l’unanimité. Preuve en est que dans plusieurs villes marocaines, les manifestations se multiplient pour l’arrêt net du processus de normalisation avec l’entité sioniste qui persiste dans sa guerre génocidaire contre les Palestiniens.

