« Au cours de l’entretien, les objectifs pratiques liés au renforcement des relations de partenariat stratégique approfondi entre la Russie et l’Algérie ont été examinés de manière substantielle, y compris le calendrier des prochains contacts à différents niveaux », a indiqué un communiqué publié par la partie russe. « À l’issue de l’échange de vues sur l’agenda régional, l’intérêt mutuel pour la poursuite d’une coordination efficace a été confirmé, dans l’objectif de régler les situations conflictuelles persistantes par des moyens politiques et diplomatiques, sur la base des principes universellement reconnus du droit international et de la Charte des Nations unies », précise le même communiqué.
En revanche, la diplomatie algérienne a intégré la question du Sahara occidental dans le communiqué publié après ladite réunion. Ce qui interroge…
En septembre 2024, la diplomatie russe avait mentionné le Sahara parmi les sujets abordés entre les deux ministres à New York, en marge de la 79e session de l’Assemblée générale de l’ONU sur la liste. Ce même dossier a été central lors de l’appel téléphonique du 21 octobre 2025 entre S. Lavrov et A. Attaf. La diplomatie russe avait alors affirmé, via un communiqué, que les deux responsables avaient accordé « une attention particulière au programme de travail du Conseil de sécurité de l’ONU, dans le cadre de la présidence russe en octobre, avec un accent sur le processus de règlement de la question du Sahara occidental.
A rappeler que la Commission de l’Union africaine avait contredit récemment Alger qui affirmait que la question du Sahara avait été examinée à New York en marge de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, entre le président de la CUA et A. Attaf.
A souligner aussi que Barham Salih, Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, a averti vendredi que les conditions humanitaires dans les camps de Tindouf se détériorent, en raison d’un grave manque de financement pour les besoins humanitaires. Lors d’un exposé au Conseil de sécurité, il a indiqué que « des générations de réfugiés sahraouis ont grandi à Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie, ainsi que dans les camps environnants, dans l’incertitude et avec des perspectives limitées ».
« Aujourd’hui, les conditions se dégradent et les besoins humanitaires restent gravement sous-financés. Après plus de 50 ans, gérer indéfiniment le déplacement ne peut être notre ambition collective. Le statu quo n’est plus tenable. » Le responsable onusien a ajouté que « les solutions doivent commencer par les réfugiés eux-mêmes, en reconnaissant la diversité de leurs aspirations et en s’assurant qu’ils puissent faire des choix éclairés et volontaires concernant leur avenir ».
Cette alerte survient alors que les inquiétudes croissent au sein de l’ONU et chez plusieurs pays donateurs quant à la transparence de la gestion de l’aide humanitaire destinée à la population sahraouie. Le Maroc a souvent soulevé cette question lors de ses interventions devant les Nations unies, insistant sur la nécessité de suivre de près la situation humanitaire et de garantir que l’aide parvienne à ses bénéficiaires légitimes.

